Capitaine d'un navire pétrolier russe arrêté en France pour contournement de sanctions

Un commandant de nationalité russe a été interpellé sur le sol français après que son pétrolier a été intercepté en Atlantique. Le bateau aurait utilisé un faux pavillon camerounais pour échapper aux restrictions de l'Union européenne.

Capitaine d'un navire pétrolier russe arrêté en France pour contournement de sanctions

Capitaine d'un navire pétrolier russe arrêté en France pour contournement de sanctions

Les forces françaises ont capturé dimanche en plein Atlantique un pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte clandestine de Moscou. Le commandant du navire, un ressortissant russe, a été placé en détention provisoire, a fait savoir mercredi le procureur de la République de Brest.

L'appareil en question, le Fagor, est immatriculé en Russie. Toutefois, les services français estiment qu'il naviguait sous un pavillon frauduleux du Cameroun afin de dissimuler ses véritables origines et de contourner les mesures restrictives décrétées par Bruxelles contre le Kremlin. Le bateau transportait 23 membres d'équipage et avait appareillé du port de Mourmansk, à destination de Limbe.

L'homme arrêté risque une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à douze mois, ainsi qu'une amende de 150 000 euros. Les chefs d'inculpation retenus contre lui sont le port d'un pavillon falsifié et la tentative d'éviter le contrôle des autorités françaises, indique l'agence Agerpres en reprenant des informations de l'agence EFE.

Cette saisie n'est pas un cas isolé. Depuis janvier, la marine nationale française a déjà capturé trois autres tankers russes opérant dans le cadre de cette flotte dite « fantôme », qui compte environ 600 unités et sert à écouler le pétrole russe malgré l'embargo occidental. Chacune de ces opérations a bénéficié du soutien logistique britannique.

Emmanuel Macron avait lui-même confirmé lundi l'interception du Fagor, affirmant que l'action avait été conduite dans le plein respect du droit des mers. Le chef de l'État français a jugé « inacceptable » que des navires cherchent à se soustraire aux « sanctions internationales », à enfreindre les normes maritimes et à alimenter financièrement la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine.

De son côté, le gouvernement de Moscou a qualifié cette interdiction de « piraterie » commise en haute mer.

Article basé sur des informations de Digi24.

Source: Digi24