Bordeaux : filature et saisie de cocaïne mènent à un réseau de blanchiment international

Des policiers bordelais ont démantelé un dispositif de recyclage de fonds issus du narcotrafic, avec des ramifications en Mauritanie et en Belgique.

Bordeaux : filature et saisie de cocaïne mènent à un réseau de blanchiment international

Bordeaux : filature et saisie de cocaïne mènent à un réseau de blanchiment international

Le 9 juin 2026, une opération policière a mis fin à un dispositif de recyclage de fonds issus du commerce de drogue. Les investigations ont montré que cette organisation opérait depuis l'Afrique de l'Ouest et utilisait une firme d'export automobile en Belgique pour blanchir ses revenus.

Tout commence en 2024, quand les enquêteurs de l'Ofast à Bordeaux ouvrent une information judiciaire. Ils ciblent un ensemble de dealers actifs dans la métropole girondine, qui se ravitaillent en stupéfiants à Paris. Une surveillance discrète s'installe et se prolonge pendant des mois.

En février 2025, les policiers interceptent deux voitures. Dans l'une d'elles, une cache dissimulée renferme 50 kg de cocaïne. Cette découverte, réalisée sous l'égide du tribunal de Bordeaux, ne constitue qu'un élément d'un puzzle bien plus vaste.

Très vite, les équipes chargées de l'observation découvrent un processus élaboré. Des flux financiers suspects transitent entre la France, la Mauritanie et la Belgique. Une entreprise de vente de véhicules basée à Bruxelles sert de façade pour transformer les profits illicites en argent apparemment légal.

L'enquête démontre comment une affaire locale — des arrestations de trafiquants dans la région bordelaise — peut révéler un réseau à dimension planétaire, grâce à la coopération entre services français et belges.

Source : Le Figaro

Source: Le Figaro