Tribunal de Limoges : une mère condamnée pour avoir roué de coups son ex-compagne devant leur fille

Le tribunal correctionnel de Limoges a jugé une femme pour des violences sur son ancienne conjointe. Les faits se sont déroulés sous les yeux de leur enfant de 16 ans, qui avait accueilli sa mère adoptive avec un pistolet à bille.

Tribunal de Limoges : une mère condamnée pour avoir roué de coups son ex-compagne devant leur fille

Tribunal de Limoges : une mère condamnée pour avoir roué de coups son ex-compagne devant leur fille

Le tribunal correctionnel de Limoges a rendu son verdict dans une affaire de violences conjugales atypique. Une femme, Claire, a été condamnée à deux mois de prison avec sursis et à suivre un stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales, assortis d'une indemnisation de 500 euros au profit de son ex-compagne, Virginie.

Les faits remontent à une journée où Virginie s'était présentée au domicile familial pour exercer son droit de visite concernant leur fille, Sacha, âgée de 16 ans. L'adolescente, qui vit avec Claire, sa mère biologique, l'avait accueillie armée d'un pistolet à bille, refusant de la voir. Dépitée, Virginie avait rebroussé chemin vers son véhicule. C'est alors que Claire l'avait rattrapée sur le trottoir, sous le regard de leur fille postée à la fenêtre.

L'agresseuse avait asséné trois coups de poing au visage de son ancienne compagne, suivis de deux coups de pied, la projetant au sol. Elle avait ensuite saisi une poubelle pour la lui jeter dessus. Un automobiliste qui avait assisté à la scène était intervenu pour protéger Virginie et s'était assuré qu'elle n'était plus en danger.

Claire et Virginie s'étaient unies par le mariage et avaient eu une fille que Claire avait portée et que Virginie avait adoptée. Progressivement, les tensions s'étaient installées dans le couple, aboutissant à une rupture conflictuelle où Sacha était devenue, selon Virginie, "le trophée de Claire, l'objet d'un chantage". L'adolescente, prise dans un conflit de loyauté, avait fini par rejeter sa mère adoptive.

La prévenue n'était pas présente à l'audience. Elle avait prétendu auprès des enquêteurs que c'était Virginie qui l'avait agressée, contrairement au témoignage du passant. L'avocate de la victime a souligné que Claire avait refusé la médiation pénale qui lui avait été proposée. Le tribunal a retenu la peine réclamée par la procureure.

Source : France Inter

Source: Radio France - Justice