Affaire Lyhanna : des expertises complémentaires ordonnées après une autopsie sans conclusion
L'autopsie pratiquée sur le corps de la fillette de 11 ans retrouvée dans un silo agricole n'a pas permis d'établir les causes du décès. Le parquet d'Agen a demandé de nouveaux examens.

Affaire Lyhanna : des expertises complémentaires ordonnées après une autopsie sans conclusion
L'autopsie réalisée ce vendredi 5 juin sur le corps de la jeune Lyhanna n'a pas permis d'établir les circonstances exactes de son décès. Le magistrat instructeur a donc prescrit des analyses supplémentaires pour tenter de comprendre ce qui s'est passé.
Le corps de l'enfant de 11 ans avait été découvert la veille, le 4 juin, dissimulé dans un silo désaffecté sur un terrain agricole de la commune de Puycasquier, à une quinzaine de kilomètres de Fleurance, où elle a été vue pour la dernière fois montant dans le véhicule du suspect. L'homme avait travaillé six ans pour l'exploitation qui gère ce site.
Un ancien collègue du suspect a guidé les enquêteurs vers ce lieu. Il décrit un endroit très isolé, en pleine campagne, hors d'usage depuis plusieurs années, offrant de multiples possibilités pour dissimuler un corps. Il connaissait bien le site, y ayant lui-même travaillé aux côtés de l'intéressé.
Les médecins légistes n'ont pas pu, à l'issue de leurs premières constatations, indiquer quelles sont les causes du décès. Le procureur d'Agen, Olivier Naboulet, a précisé dans un communiqué que des examens et expertises complémentaires ont été ordonnés et vont être diligentés.
L'homme mis en examen et écroué reste muet face aux enquêteurs. Ceux-ci, munis de photographies de son véhicule, tentent de recueillir des témoignages. Quelque 1 700 automobilistes ont été contrôlés dans le secteur ce 5 juin.
Une marche blanche est prévue dimanche 7 juin à Fleurance pour rendre hommage à la victime. Les habitants expriment à la fois leur tristesse et leur colère. Une riveraine, mère de famille, témoigne de sa compassion pour les parents. Une autre dénonce le fait que l'enfant soit tombée entre les mains d'un prédateur qui aurait dû être incarcéré et ne pas se trouver en liberté.
Source : Franceinfo
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