Trafic de stupéfiants en Sarthe : deux condamnations au tribunal du Mans
Un garagiste de 37 ans a écopé de cinq ans de prison ferme pour avoir transporté 12 kilos de cocaïne, tandis qu'une femme de 47 ans a été sanctionnée pour vente de drogue dans le quartier des Glonnières.

Trafic de stupéfiants en Sarthe : deux condamnations au tribunal du Mans
Le tribunal du Mans a statué ce 5 juin 2024 sur une affaire de stupéfiants impliquant deux prévenus. Un garagiste de 37 ans et une chauffeuse accompagnatrice scolaire de 47 ans ont été jugés pour leurs activités illicites.
Les faits remontent à avril, moment où les gendarmes ont mené une opération contre un réseau de dealers. Le déclencheur de l'enquête fut la mort d'un quadragénaire, retrouvé avec une blessure par arme à feu à la tête dans son habitation mobile à La Guierche, au moment de l'intervention des forces de l'ordre.
Ce terrain abritait une seconde habitation mobile occupée par le garagiste. Lors de la fouille du 9 avril, les enquêteurs y ont saisi de l'herbe et des liquidités. Le même jour, le prévenu a été arrêté à proximité d'Orange, dans le Vaucluse. Il conduisait de façon hasardeuse. Sous la banquette de son véhicule, douze kilos de poudre blanche étaient dissimulés. Il revenait de Belgique et se rendait vers Marseille.
Devant la cour, l'homme a reconnu avoir accepté ce transport pour régler une dette supérieure à 70 000 euros. Il a toutefois contesté les voyages nocturnes récurrents entre la Sarthe, la Belgique et les Pays-Bas, arguant qu'il s'agissait d'achats de pièces détachées. Le parquet a émis des réserves sur cette explication, estimant invraisemblable que des criminels confient une marchandise valant près de 400 000 euros à un parfait inconnu. La réquisition était de sept ans de réclusion et 10 000 euros d'amende. Les juges ont prononcé cinq années ferme.
La seconde accusée a fait l'objet d'une dénonciation anonyme. Les investigations ont établi qu'elle écoulait des produits illicites dans le secteur des Glonnières, au Mans, depuis le début 2018. Ses bénéfices sont évalués à 35 000 euros environ. Elle a admis sa dépendance aux substances dures depuis plus de dix ans. Plus de 66 000 euros ont été localisés sur ses comptes et assurances-vie, une somme surprenante au regard de ses revenus mensuels inférieurs à 1 000 euros.
Le ministère public avait sollicité quatre ans de détention, dont deux avec sursis. La juridiction a opté pour quatre ans, dont un an avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve de deux ans et d'une obligation de soins. Me Margot Gazeau, conseil de la prévenue, a qualifié cette décision de sévère, expliquant que sa cliente n'était qu'une toxicomane tombée dans un engrenage pour se procurer sa dose, et non une membre d'une organisation criminelle.
Durant toute l'audience, les deux condamnés ont persisté à nier toute connaissance mutuelle.
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Source: Google News FR — Crime (fr)