Pyrénées-Atlantiques : quatre suspects mis en examen pour trafic d'armes imprimées en 3D
Quatre hommes, dont un mineur, sont mis en examen à Pau pour avoir fabriqué et écoulé plusieurs dizaines de pistolets réalisés avec une imprimante 3D. Deux d'entre eux ont été écroués.

Pyrénées-Atlantiques : quatre suspects mis en examen pour trafic d'armes imprimées en 3D
Quatre personnes ont été arrêtées près de Pau et sont désormais poursuivies pour violations des lois sur les armes. Elles auraient élaboré puis distribué une quantité importante de pistolets artisanaux obtenus par procédé d'impression tridimensionnelle, durant la période allant de janvier à mai 2026.
Le lieu de production se trouvait dans un box fermé à Soumoulou, commune positionnée entre Pau et Tarbes. Les policiers judiciaires de Toulouse, assistés de ceux de Pau, ont découvert cette unité de fabrication occulte lors d'une fouille des lieux.
Tout a commencé au début du mois d'avril, aux abords de la gare Matabiau à Toulouse. Au cours d'une vérification de routine du trafic, des agents ont mis au jour dans une voiture un pistolet ressemblant à un Glock de calibre 9 mm. L'engin intriguait par son poids anormalement faible : constitué de matières plastiques, il s'agissait d'une création domestique issue d'une imprimante 3D. Ces répliques, malgré leur apparence rudimentaire, sont pleinement opérationnelles et peuvent tuer.
Par la suite, des saisies d'armes comparables ont eu lieu dans le cadre d'enquêtes distinctes, notamment des dossiers liés au narcotrafic et au recel de voitures, aussi bien à Pau qu'à Toulouse. La police scientifique a permis d'identifier les auteurs via des empreintes génétiques. Plusieurs des quatre inculpés possédaient déjà un passé judiciaire.
Le parquet toulousain, qui dirige la procédure, a détaillé le sort des accusés : le concepteur présumé et l'un des écouleurs, tous deux majeurs, ont été incarcérés ; le second revendeur, mineur de 17 ans, ainsi que le loueur du box ayant abrité l'atelier, bénéficient d'une remise en liberté encadrée. Les âges des suspects s'étalent de 17 à 21 ans.
Les ventes se déroulaient en ligne, les colis étant ensuite déposés dans des casiers automatisés. Les recherches continuent afin de déterminer les profits engrangés par cette activité illicite.
Source : franceinfo
Source: France Info