Deux jeunes écopent de peines de prison pour des livraisons de stupéfiants par drone à Fond-Sarail

Un duo d'hommes de 20 et 21 ans a été jugé à Pointe-à-Pitre pour avoir fait passer drogue, alcool et matériel de jeu dans la prison de Baie-Mahault à l'aide d'engins volants.

Deux jeunes écopent de peines de prison pour des livraisons de stupéfiants par drone à Fond-Sarail

Deux jeunes écopent de peines de prison pour des livraisons de stupéfiants par drone à Fond-Sarail

Ce lundi 16 février, la justice pointoise a prononcé des condamnations contre deux individus de 20 et 21 ans surpris en flagrant délit alors qu'ils acheminaient des marchandises interdites par les airs au-dessus du centre de détention de Fond-Sarail, à Baie-Mahault.

L'affaire a débuté le 13 février, quand les forces de l'ordre ont repéré un appareil volant puis ont remonté sa trajectoire jusqu'à son opérateur. Lors de l'intervention, les militaires ont découvert environ cinq cent grammes de cannabis, une manette de console ainsi que des boissons alcoolisées, le tout préparé pour être parachuté dans la cour de la prison. L'enquête a permis de saisir deux engins volants au total.

L'analyse des traces numériques a mis au jour l'ampleur du trafic : durant la période allant de novembre 2025 à février 2026, vingt-sept opérations nocturnes ont eu lieu, aboutissant au largage de cent cinquante-quatre paquets à l'intérieur des murs de l'établissement. Les représentants du personnel pénitentiaire avaient auparavant tiré la sonnette d'alarme sur cette problématique.

Les auditions ont permis d'établir que les deux condamnés, jusqu'ici sans antécédents judiciaires, avaient été approchés via des comptes masqués sur internet. Les vols auraient été planifiés par un résident de Montpellier qui gérerait un commerce illicite de ce type à destination de plusieurs prisons hexagonales. Ce recruteur présumé se serait même rendu sur l'île pour remettre en personne le matériel utilisé.

Bien qu'ils aient nié connaître son identité, les deux prévenus ont été sanctionnés de la même manière : vingt-quatre mois de réclusion dont douze mois assortis d'un sursis probatoire d'une durée de deux ans. Ils demeurent en cellule dans l'attente d'un éventuel placement sous bracelet électronique.

Source : RCI Guadeloupe

Source: Google News GP — Crime