Six interpellations après les incendies criminels de la forêt de Fontainebleau
Un pompier volontaire de 18 ans et cinq autres individus ont été placés en détention suite aux feux qui ont détruit plus de 1 900 hectares de bois historique près de Paris.

Six interpellations après les incendies criminels de la forêt de Fontainebleau
L'enquête sur les sinistres ayant frappé le massif forestier de Fontainebleau a abouti à l'arrestation de six individus. Parmi eux, deux hommes de 18 ans ont avoué avoir déclenché séparément des feux le 13 juillet, selon les déclarations du parquet local citées par Digi24.
Le premier mis en cause est un sapeur-pompier volontaire, jusqu'alier exempt de tout casier. Il a indiqué aux enquêteurs qu'il avait mis le feu à des rameaux à l'aide d'un briquet et de carburant. Le second jeune homme, également sans antécédents pénaux, a expliqué qu'une cigarette mal éteinte était à l'origine du brasier. Le magistrat a précisé qu'aucune connexion n'avait été établie entre ces deux suspects. Leur garde à vue a été étendue.
Les six personnes appréhendées — des hommes de 18, 20 et 51 ans — se trouvent désormais en prison préventive.
Les flammes ont consumé plus de 1 900 hectares du bois historique situé à proximité immédiate de la capitale française. Les secours ont combattu les incendies durant toute la nuit de lundi à mardi. Les services de l'État comptaient circonscrire le désastre mardi, sous réserve de conditions atmosphériques favorables. Laurent Nunez, titulaire du portefeuille de l'Intérieur, a précisé que le foyer se situait à quelques kilomètres du château de Fontainebleau, justifiant le déploiement d'importants moyens aériens.
Des aéronefs de type Canadair ont effectué des vols rasants au-dessus de la Seine pour se ravitailler en eau — une première. La fumée a recouvert le ciel. La voie rapide A6, qui relie Paris à Lyon, a été coupée à la circulation. Des départs de feu annexes ont aussi perturbé le réseau ferroviaire à grande vitesse. Environ 900 riverains ont dû quitter leurs habitations.
Selon Nunez, ce drame s'inscrit dans une année qui s'annonce comme la plus meurtrière pour les feux de végétation en France, avec 32 000 hectares déjà rasés depuis janvier — un bilan supérieur à celui de l'année précédente.
Source: Digi24