Émeutes à Chambéry après la mort d'un conducteur blessé par balle

Plusieurs quartiers de Chambéry ont été touchés par des violences après qu'un jeune homme d'une vingtaine d'années a été retrouvé mourant dans un véhicule intercepté par la police.

Émeutes à Chambéry après la mort d'un conducteur blessé par balle

Un conducteur blessé par balle retrouvé dans son véhicule, Chambéry s'embrase

Dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre, plusieurs quartiers de Chambéry ont été le théâtre de violences urbaines, selon nouvelobs.com. Un retour au calme a été constaté dès le mercredi 9 septembre.

Vers 19h45 lundi, des policiers ont intercepté un véhicule au comportement dangereux. Peu après un refus d'obtempérer, le conducteur a immobilisé sa voiture. Les agents ont alors découvert un jeune homme d'une vingtaine d'années qui « tombait » sur le siège passager, avec une flaque de sang causée par une blessure par balle à la tête, selon le parquet. L'homme, qui « présente quelques antécédents judiciaires », selon les précisions apportées mercredi par le parquet à l'Agence France-Presse, est décédé mardi à l'hôpital. Une autopsie devait être pratiquée dès le mercredi afin de « déterminer plus précisément les causes exactes du décès ».

Les violences urbaines ont touché les quartiers du Biollay, Chambéry-le-Haut et la commune voisine de Cognin. La préfecture a fait état de « plusieurs dizaines d'individus déterminés » ayant « mis, ou tenté de mettre, le feu à des véhicules, des poubelles, des bâtiments privés et des édifices publics ». Le procureur de la République de Chambéry, Xavier Sicot, a indiqué mardi à l'AFP que les violences ont pu, « sous toute réserve, être le résultat d'une "rumeur" liant » la blessure du conducteur à l'intervention policière.

Les dégâts ont été significatifs. Le centre social du Biollay, déjà incendié lors des émeutes de 2023, a été totalement détruit par le feu. Une agence du bailleur social Cristal Habitat a été « dévastée » et un supermarché vandalisé dans ces quartiers classés en politique de la ville, pourtant traditionnellement calmes. Six véhicules ont en outre été incendiés.

Les premières investigations ont écarté la piste de tirs policiers : aucune munition des forces de l'ordre n'a été utilisée et aucune trace d'un tir extérieur n'a été relevée sur le véhicule, selon le parquet. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie et étudie les hypothèses du suicide ou d'un tir accidentel. Interrogé sur la présence éventuelle d'une arme de poing dans le véhicule, le parquet n'a « ni infirmé, ni confirmé » cette information à ce stade.

La nuit suivante, du mardi au mercredi, a été « beaucoup plus calme », selon la mairie, qui a justifié cette accalmie par le déploiement de renforts : deux compagnies de CRS et des équipes supplémentaires de police municipale. Des incidents limités ont néanmoins été signalés dans le quartier du Laurier — « deux à trois feux de conteneurs poubelles, une tentative de début d'incendie dans le préau d'une école, rapidement maîtrisée, quelques dégradations dans les locaux d'une autre » —, un bilan confirmé par une source proche du dossier.

Source: Google News LU — Crime (fr)

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