Vingt-sept ans de prison pour l'époux qui a tué et sectionné sa femme à Paris
Un homme de 53 ans a écopé d'une peine de 27 ans devant les assises parisiennes pour avoir assassiné son épouse, puis morcelé son corps dans leur domicile de Montreuil avant de jeter les débris dans un jardin public de la capitale.

Vingt-sept ans de prison pour l'époux qui a tué et sectionné sa femme à Paris
Les jurés des assises de Paris ont condamné vendredi 10 juillet Lakhdar Matoug à vingt-sept années d'emprisonnement. Le quadragénaire était poursuivi pour avoir tué son épouse Assia fin janvier 2023, puis sectionné son cadavre à l'aide d'une meuleuse d'angle. Les morceaux avaient été dispersés dans des sacs poubelle au parc des Buttes-Chaumont, tandis que le torse avait été abandonné sur un terrain vague de Bobigny.
Le magistrat présidant l'audience a qualifié l'acte de « sacrilège » ajouté au crime initial. La sanction correspond exactement à ce que la représentante du ministère public avait réclamé.
Pendant cinq journées de débats, le mobile exact n'a pas pu être totalement élucidé. L'intéressé a soutenu qu'une violente dispute l'avait poussé à étrangler sa conjointe. Les spécialistes médico-légaux ont toutefois estimé que la compression avait duré plusieurs minutes, contredisant sa version d'un geste bref et involontaire.
Le volet macabre du dossier a suscité l'effroi. Ce père de famille, décrit par son entourage comme d'un tempérament paisible — on le surnommait « le zen » —, a raconté aux enfants que leur mère dormait parce qu'elle était souffrante, alors qu'elle était déjà sans vie sur le sofa familial. Le jour suivant, il s'est rendu dans une enseigne de bricolage pour se procurer un outil de coupe, avant de procéder au morcellement. Il a effectué deux trajets depuis Montreuil jusqu'au parc du 19e arrondissement pour y déposer les restes.
Les conseils de l'accusé ont avancé des rapports d'experts évoquant une perte de contact avec la réalité et une rupture psychique. Le parquet a contesté cette ligne de défense, mettant en avant la préparation méthodique : l'acquisition de la meuleuse, les déplacements répétés, le signalement de la disparition aux forces de l'ordre, les SMS adressés à la défunte, et les confessions finales obtenues après quinze jours de garde à vue.
Source : franceinfo
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