Femme de 72 ans ligotée et tuée à Roncq : une enquête pour homicide ouverte
Le corps d'une femme de 72 ans a été découvert ligoté et face contre terre à Roncq. Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.
Meurtre à Roncq : une septuagénaire retrouvée ligotée par sa voisine
Le corps d'une femme de 72 ans a été découvert jeudi soir, peu après 18 heures, au 66 rue de la Latte à Roncq, une petite maison de tisserand située sur un axe passant menant au centre-ville. Selon lepopulaire.fr, la mention « homicide » figure sur les scellés apposés à la porte du logement.
La victime, veuve et d'origine kabyle, n'avait pas d'enfant. C'est une voisine, venue lui apporter quelques courses, qui a découvert le corps. Comme personne ne répondait, elle a poussé la porte et s'est retrouvée face au cadavre. La femme était morte, face contre terre, ligotée aux chevilles. La voisine n'a pas souhaité témoigner publiquement.
Acte criminel confirmé par le parquet
Le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, a indiqué que « les premières constatations semblent établir qu'il s'agit d'un acte criminel ». Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte. L'autopsie est prévue la semaine prochaine.
D'après les informations de BFM, deux petits coffres-forts vides auraient été retrouvés à proximité du corps. Une piste de cambriolage qui aurait mal tourné est évoquée. Le maire de Roncq, Rodrigue Desmet, a pour sa part estimé qu'il est « trop tôt pour savoir ce qui s'est passé ».
Une femme discrète, peu connue de son voisinage
Plusieurs habitants du quartier ont été interrogés. Tous s'accordent à dire qu'ils connaissaient peu la victime, malgré sa présence dans la rue depuis de nombreuses années.
« Elle était souvent seule dehors sur le pas de sa porte », témoigne un voisin auprès de La Voix du Nord. « Quelquefois, elle m'interpellait pour me demander un petit service. Elle me demandait de rentrer pour mettre à jour sa télévision car elle n'arrivait pas à capter les chaînes. C'est comme dans les appartements, parfois on ne connaît pas ses voisins de palier… On se disait bonjour, au revoir. »
Une autre voisine confirme l'atmosphère de la rue : « C'est une rue particulière, avec chacun chez soi. Il n'y a pas de fête des voisins, il n'y a rien. Quand je voyais cette dame, on discutait, mais je ne savais pas grand-chose sur elle. »
La victime recevait régulièrement la visite d'infirmières. Une auxiliaire de vie raconte l'avoir croisée fréquemment : « Cette dame, je ne la connaissais que de vue, elle était toute seule. Ça me fait drôle car je l'ai aperçue pas plus tard qu'il y a deux jours… Je me demande ce qui s'est passé. C'est peut-être pour l'argent… Roncq est quand même une ville un peu huppée, il se passe parfois des choses qui ne sont pas toujours dans les journaux. »
Source: Google News FR — Crime (fr)