Trafic de bijoux et d'or franco-belge démantelé : 19 arrestations après dix mois d'enquête

Un réseau de receleurs opérant entre la Seine-Saint-Denis et Anvers a été démantelé. Dix-neuf personnes ont été interpellées en France et en Belgique.

Trafic de bijoux et d'or franco-belge démantelé : 19 arrestations après dix mois d'enquête

Réseau franco-belge de recel d'or et de bijoux démantelé après dix mois d'enquête

Selon franceinfo.fr, les enquêteurs français ont mis fin la semaine dernière à un vaste réseau de recel actif entre la Seine-Saint-Denis et la Belgique. Au total, dix-neuf personnes ont été interpellées — neuf en France et dix en Belgique — dans le cadre d'une opération menée après dix mois d'investigations.

Le butin saisi comprend des dizaines de montres de luxe, dont des Rolex et des Cartier, des pierres précieuses, des lingots d'or ainsi que l'intégralité du matériel utilisé pour refondre les métaux précieux.

De Sevran à Anvers : un circuit bien rodé

Le point de départ du trafic se situait à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Depuis cette commune, deux familles assuraient chaque semaine le transport des bijoux volés lors de cambriolages commis en France. Les marchandises étaient acheminées en voiture jusqu'à Charleroi, en Belgique, avant d'être transmises à un intermédiaire chargé de les convoyer jusqu'à Anvers.

"Il y avait deux familles concernées. Chaque famille faisait deux à trois trajets par semaine direction la Belgique. À chaque fois, chacune des familles avait deux à trois kilos d'or à revendre à leur revendeur belge. On a pu démontrer plus de 135 voyages", a détaillé le colonel Denis Hebinger, commandant de la section de recherches de Versailles.

Une opération de recel discrète dans le quartier des diamantaires

À Anvers, l'or était refondu dans le quartier des diamantaires, au sein d'un appartement discret sans vitrine commerciale. Les enquêteurs belges ont retrouvé sur place six kilos de lingots ainsi que tout l'équipement nécessaire à la fonte des bijoux.

"À Anvers, ces marchands d'or n'étaient pas très visibles. Ils n'avaient pas de magasins, c'était dans des bureaux. Les bijoux volés étaient transformés, fondus et revendus sur le marché", a indiqué Christophe Aerts, porte-parole du parquet d'Anvers.

L'appartement a été localisé par une équipe sur place le mercredi 3 juin.

Mise en examen pour recel et blanchiment en bande organisée

Les dix-neuf personnes interpellées sont mises en examen pour recel et blanchiment en bande organisée, notamment. Le trafic aurait généré plusieurs dizaines de millions d'euros de marchandises volées en quelques mois seulement, selon les éléments recueillis au cours de l'enquête.

Source: Google News FR — Crime (fr)