La cour d'appel de Paris doit statuer sur la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens
La cour d'appel de Paris rend son verdict le 7 juillet sur l'affaire de détournement de fonds du Parlement européen impliquant Marine Le Pen et son parti Rassemblement national.

La cour d'appel de Paris doit statuer sur la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens
La cour d'appel de Paris doit rendre un verdict décisif le 7 juillet concernant l'affaire de détournement de fonds du Parlement européen impliquant Marine Le Pen et d'autres membres de son parti, le Rassemblement national.
Les juges examineront si la dirigeante d'extrême droite et ses collaborateurs ont détourné des fonds destinés à rémunérer des assistants parlementaires entre 2004 et 2016. En mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait estimé que Le Pen se trouvait au cœur d'un « système frauduleux » ayant permis de détourner 2,9 millions d'euros.
Cette condamnation initiale lui avait valu une peine de deux ans de détention à domicile sous surveillance électronique, ainsi qu'une interdiction d'exercer un mandat électif pendant cinq ans. Le parti Rassemblement national avait également écopé d'une amende de deux millions d'euros, dont la moitié avec sursis.
Si la cour d'appel confirme cette décision, Marine Le Pen, actuellement en tête des sondages pour l'élection présidentielle de 2027, se verrait interdite de candidature. Le premier tour de cette élection est prévu le 18 avril 2027.
La leader d'extrême droite a déclaré la semaine dernière qu'elle renoncerait à se présenter même si seule l'obligation de porter un bracelet électronique était maintenue, arguant qu'elle ne pourrait pas mener une campagne dans de telles conditions.
En cas de confirmation de l'inéligibilité, Le Pen pourrait former un pourvoi en cassation. La Cour de cassation, qui vérifie l'application correcte de la loi sans juger les faits, mettrait environ six mois pour se prononcer. Dans l'hypothèse où elle serait définitivement écartée de la course, son protégé Jordan Bardella, 30 ans, pourrait la remplacer comme candidat.
Les experts juridiques estiment peu probable un acquittement complet, compte tenu des éléments retenus en première instance. La cour pourrait également confirmer la culpabilité tout en atténuant la peine, ce qui pourrait rouvrir la voie à une candidature présidentielle si l'interdiction de mandat était réduite à deux ans ou moins.
Source : Al Jazeera
Source: Google News IE — Crime (en)