Saisie record dans un village de Haute-Saône : cannabis, produits de coupe et armes automatiques découverts

Les forces de l'ordre ont mis au jour un important stock de stupéfiants et deux armes à feu lors d'une perquisition à Fondremand, dans le cadre d'une affaire de trafic de drogue.

Saisie record dans un village de Haute-Saône : cannabis, produits de coupe et armes automatiques découverts

Saisie record dans un village de Haute-Saône : cannabis, produits de coupe et armes automatiques découverts

Des militaires ont découvert près de 4,5 kilogrammes de substances illicites, des produits servant à diluer la marchandise ainsi qu'une kalachnikov et un pistolet lors d'une perquisition dans une commune rurale de Haute-Saône. L'opération visait un réseau de distribution de stupéfiants actif dans le secteur du Haut-Doubs.

L'enquête avait pris son origine dans le suivi d'un individu actuellement derrière les barreaux pour des faits de narcotrafic. Condamné à une peine de quatre ans par la cour de Besançon en janvier de l'année dernière, ce détenu serait parvenu à maintenir ses activités criminelles depuis sa cellule située dans une prison du centre du pays. Les enquêteurs estiment qu'il s'appuie sur plusieurs complices pour continuer à diriger ses opérations.

Parmi ces auxiliaires présumés figure un habitant de 48 ans résidant dans la localité de Fondremand, une petite commune de deux cents âmes. C'est à son domicile que les militaires ont débarqué en début de semaine. Au cours de la fouille, ils ont mis au jour près de 800 grammes d'herbe de cannabis, plus d'un kilogramme de résine et deux kilos et demi d'une poudre blanche utilisée pour allonger la drogue. Des instruments permettant de préparer et de mélanger les différents produits ont également été retrouvés, laissant penser à l'existence d'un atelier de conditionnement.

Les perquisitions ont aussi révélé la présence d'une kalachnikov et d'un pistolet de calibre 6,35 mm. Face aux éléments accumulés contre lui, le quinquagénaire, déjà frappé par une condamnation à deux ans et demi de réclusion en 2016, a préféré garder le silence durant sa garde à vue.

La justice a requis son incarcération provisoire en attendant son procès, qui doit se tenir au cours du mois de juillet. Son associé, déjà en détention, sera jugé à la même audience. Deux autres individus, une femme et un homme accusés d'avoir assuré les transports de marchandise, ont opté pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La justice leur a infligé respectivement douze mois de prison ferme et trois ans d'emprisonnement dont vingt-quatre mois avec sursis.

Source : L'Est Républicain

Source: Google News FR — Crime (fr)