Meurtre de Lyhanna, 11 ans : un suspect déjà signalé à plusieurs reprises pour des agressions sexuelles sur mineures

En France, le meurtre d'une fillette de onze ans dans le Gers a bouleversé le pays. Le principal suspect, un quadragénaire, faisait déjà l'objet de plusieurs signalements pour des agressions sexuelles sur des enfants, sans que les autorités n'aient pris de mesures fermes.

Meurtre de Lyhanna, 11 ans : un suspect déjà signalé à plusieurs reprises pour des agressions sexuelles sur mineures

Meurtre de Lyhanna, 11 ans : un suspect déjà signalé à plusieurs reprises pour des agressions sexuelles sur mineures

Le corps d'une enfant de onze ans a été découvert dans un silo à grains près de chez elle, en plein cœur du département du Gers, dans le sud-ouest de la France. Lyhanna avait disparu le dernier vendredi de mai après avoir quitté l'école. Une vaste opération de recherche avait été déclenchée, impliquant des plongeurs, des chiens, des hélicoptères et des drones. Six jours plus tard, les espoirs de la retrouver vivante se sont effondrés.

Le principal suspect est un homme de quarante-et-un ans, Jérôme Barella, père de la meilleure amie de la victime. Des caméras de surveillance l'ont filmé alors qu'il proposait un trajet en voiture à Lyhanna à la sortie des cours. Il a d'abord affirmé aux enquêteurs l'avoir déposée près d'une piscine, mais sa version a été jugée contradictoire. Il a été interpellé dès le lendemain et mis en examen pour enlèvement.

Ce qui choque l'opinion publique, c'est le passé judiciaire de l'homme. Il avait déjà été signalé à la police à plusieurs reprises pour des faits de violences sexuelles sur des mineures. En 2015, une mère avait dénoncé sa relation avec une adolescente de dix-sept ans, mais l'affaire avait été classée car la jeune fille assurait se rendre à ses rendez-vous de son plein gré. En 2022, il avait fait l'objet d'une enquête pour le viol présumé d'une fillette de sept ans, sans que les éléments recueillis ne permettent de poursuivre.

Pire encore : l'été précédent, une autre mère avait porté plainte, affirmant que Barella avait agressé sexuellement sa fille de dix ans à plusieurs reprises dans son domicile. L'examen gynécologique avait confirmé des violences. Le dossier avait été transmis au parquet de Toulouse, puis à celui d'Auch, mais l'homme n'a jamais été entendu. La plaignante a raconté au quotidien La Dépêche avoir appelé la police chaque semaine, avant qu'on ne la menace de porter plainte contre elle si elle continuait.

Barella fait actuellement l'objet d'au moins quatre signalements pour viol ou agression sexuelle, ainsi que de neuf autres dénonciations pour des comportements illicites. Il n'a pas répondu aux questions des enquêteurs depuis son arrestation.

L'affaire a provoqué une vague d'indignation dans toute la France. Des milliers de personnes ont manifesté pour réclamer une meilleure protection des enfants contre les prédateurs sexuels, ainsi que la démission du ministre de la Justice Gérald Darmanin et du procureur de la République Rémy Heitz. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé son intention de durcir les peines contre les auteurs récidivistes de violences et d'instaurer des délais d'instruction dans les affaires d'atteintes aux mineurs.

Les magistrats et les procureurs appellent cependant au calme, affirmant être sous-staffés et débordés. Certains d'entre eux auraient reçu des menaces de mort.

Source : Deník.cz

Source: Google News CZ — Crime (cs)