Cour d'appel française confirme la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens
La cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds de l'UE, tout en réduisant son inéligibilité, ce qui lui permet théoriquement de se présenter à la présidentielle de 2027.

Cour d'appel française confirme la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens
La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics européens, tout en réduisant la durée de son inéligibilité, ouvrant ainsi théoriquement la voie à une candidature à l'élection présidentielle de 2027.
L'ancienne candidate du Rassemblement national avait été reconnue coupable en mars 2025 d'abus de confiance et d'escroquerie dans l'affaire des assistants parlementaires européens. La cour d'appel a maintenu cette condamnation mais a ramené la peine d'inéligibilité de cinq ans à quarante-cinq mois, dont trente avec sursis.
Le tribunal a également infligé à la dirigeante d'extrême droite une peine de trois ans d'emprisonnement : deux ans avec sursis et un an ferme assorti d'un placement sous surveillance électronique par bracelet. Cette mesure pourrait rendre une campagne présidentielle difficile sur le plan logistique.
Le dispositif électronique imposera à Le Pen de respecter un couvre-feu nocturne et des restrictions de déplacement, notamment les week-ends. Un juge de l'application des peines fixera prochainement les modalités exactes de cette surveillance. Selon une source judiciaire, l'appareil pourrait compliquer une campagne électorale nationale sans toutefois la rendre impossible. Une demande de retrait du bracelet pourrait être formulée après quelques mois en cas de bonne conduite.
Marine Le Pen avait précédemment indiqué qu'elle serait réticente à mener une campagne présidentielle sous surveillance électronique, arguant que cela nuirait à sa crédibilité. Elle doit s'exprimer lors d'une interview télévisée sur TF1 ce mardi soir.
L'affaire porte sur le détournement présumé de fonds du Parlement européen destinés à rémunérer des assistants parlementaires, qui auraient en réalité travaillé pour le parti en France. L'avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve, a salué la décision en déclarant que la justice avait confirmé pour la deuxième fois le détournement d'argent public.
La condamnation avait suscité des réactions partagées, certains alliés de Le Pen dénonçant une ingérence judiciaire dans la compétition démocratique, tandis que ses opposants rappelaient que les élus doivent répondre de leurs actes comme tout citoyen.
Source : Cyprus Mail
Source: Cyprus Mail