Guadeloupe : deux mortes et un enfant blessé dans une fusillade devant un bar
Une salve de tirs a fait deux mortes et quatre blessés, dont un jeune enfant, devant un établissement de Capesterre-Belle-Eau. Les autorités privilégient l'hypothèse d'un règlement de compte.
Guadeloupe : deux mortes et un enfant blessé dans une fusillade devant un bar
Le 30 juin 2026 au soir, plusieurs coups de feu ont retenti à l'extérieur d'un bar situé à Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe. L'attaque a coûté la vie à deux femmes. Quatre autres individus ont été atteints par les projectiles, parmi lesquels un tout-petit. L'information a été relayée par Le Berry Républicain.
La magistrate Stéphanie Bazart, procureure à Basse-Terre, a confirmé le bilan. Elle a précisé que plusieurs victimes ont été évacuées vers un centre hospitalier, certaines présentant des lésions inquiétantes. L'affaire a été confiée aux enquêteurs de la police judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire, afin de déterminer les mobiles et les conditions exactes du drame.
Selon des témoignages recueillis, les policiers pencheraient pour un règlement de compte. Ce type de violence n'est pas isolé dans l'archipel, où le trafic de drogue et les affrontements armés se multiplient.
Face à ce massacre, le premier magistrat de la commune a décidé d'annuler la kermesse locale initialement programmée pour le soir du 1er juillet. Il s'est exprimé sur Radio Caraïbes International pour réclamer des mesures plus fermes contre la prolifération des armes à feu.
Jocelyn Sapotille, à la tête de l'association des maires, a publié un message sur les réseaux sociaux. Il a exhorté l'État, la société civile, les familles et les élus à réagir collectivement à ce carnage.
Les responsables du Parti socialiste dans la région ont également réagi. Ils ont souligné que le contexte du narcotrafic aggrave la portée de ce drame.
La Guadeloupe et la Martinique font face à un flot d'armes sans précédent, alimenté par leur position géographique. Situées entre l'Amérique latine, les États-Unis et le continent européen, ces îles servent de plaque tournante au commerce illicite de stupéfiants.
Source: Google News GP — Crime