Fusillade à Grenoble : trois suspects inculpés pour meurtre en bande organisée

Deux mineurs et une jeune femme majeure ont été mis en examen et placés en détention provisoire après la fusillade du 26 mai à Grenoble, qui a fait un mort et quatre blessés.

Fusillade à Grenoble : trois suspects inculpés pour meurtre en bande organisée

Trois mis en examen après la fusillade meurtrière du quartier Mistral

Deux adolescents de 16 et 17 ans ainsi qu'une jeune femme majeure ont été mis en examen pour meurtre en bande organisée et placés en détention provisoire, rapporte france3-regions.franceinfo.fr ce mercredi 3 juin. Le parquet de Lyon a confirmé leur implication présumée dans la fusillade du 26 mai à Grenoble, qui a coûté la vie à un homme et blessé quatre autres personnes.

Une information judiciaire a été ouverte pour « meurtre en bande organisée », « tentative de meurtre en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime en bande organisée », selon une précédente communication du parquet de Lyon.

Tirs depuis un véhicule dans un quartier sensible

Les coups de feu ont été tirés depuis une voiture en soirée, dans le quartier Mistral, à proximité d'un point de deal connu. Cinq personnes ont été touchées. La victime décédée, un homme de 33 ans, a été mortellement atteinte dans le dos. Elle comptait 11 condamnations à son casier judiciaire, dont une prononcée le 19 mai par le tribunal correctionnel de Grenoble pour « rébellion » et « refus d'obtempérer ». Les quatre autres blessés, tous connus de la justice, ne sont pas en danger de mort. La fusillade a été filmée et la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

« Cela devient une habitude dramatique », a déploré le procureur de Grenoble Étienne Manteaux lors d'une conférence de presse. « La pratique que l'on constate de plus en plus souvent de la part de ces auteurs, c'est de se filmer pour impressionner. Nous avons eu de nouveau un phénomène de revendication de ces faits. Ces faits apparaissent de façon évidente comme une riposte au tir mortel constaté à Échirolles ce dimanche. »

Un acte de représailles selon le parquet

Selon le parquet, la fusillade constitue un acte de représailles consécutif au meurtre d'un jeune de 16 ans retrouvé le 24 mai au matin dans une voiture calcinée à Échirolles, en banlieue grenobloise. D'après les premières constatations, cette victime avait également été atteinte par des tirs d'arme à feu.

Depuis le début de l'année 2026, dix personnes ont été tuées par balles dans l'agglomération grenobloise.

Source: Google News FR — Crime (fr)