Sept ans de réclusion pour le cerveau d'un réseau narcotrafiquant gérant ses affaires depuis la prison
Un tribunal du Gers a jugé une organisation criminelle dont le leader coordonnait la vente de stupéfiants depuis sa cellule de Montauban.

Sept ans de réclusion pour le cerveau d'un réseau narcotrafiquant gérant ses affaires depuis la prison
Ce vendredi 26 juin, la cour d'Auch a statué sur une affaire de stupéfiants qui a secoué le département du Gers. L'institution a infligé une peine de sept ans au principal accusé, un individu répondant au surnom de « Moustik ».
L'enquête a révélé une organisation criminelle particulièrement résiliente. À chaque arrestation de ses membres, la structure parvenait à se reconstituer. Elle s'appuyait sur des recrues parmi les jeunes et les personnes en situation de vulnérabilité pour écouler différentes substances : cannabis, cocaïne et ecstasy. Le point culminant du dossier concerne la manière dont le responsable continuait d'exercer son autorité malgré son placement en détention à Montauban. Par l'intermédiaire d'appareils mobiles introduits illégalement dans le centre pénitentiaire, il régulait les conflits internes, déterminait les prix et supervisait l'activité des vendeurs.
Son adjoint présumé, alias « Lazer », a écopé de cinq ans d'emprisonnement et d'une contravention de 10 000 euros. Le fournisseur en chef, « Bison Indians », a écopé de quatre ans. « Chniks », qui s'était enfui de manière spectaculaire lors d'une fouille, a écopé de trois ans. Deux autres complices, « Al Sakhil » et « Pilote 32 », ont écopé de deux ans chacun.
Tous ont écopé d'une mesure d'éloignement réciproque d'une durée de trois ans. Les investigations avaient abouti à la destruction totale de cette organisation à la fin 2025.
Source : La Dépêche
Source: Google News FR — Crime (fr)