Incendie de Fontainebleau : la piste criminelle privilégiée

Un gigantesque feu ravage le massif forestier de Fontainebleau. Les enquêteurs privilégient l'hypothèse d'un acte volontaire, avec une dizaine de départs de feu rapprochés.

Incendie de Fontainebleau : la piste criminelle privilégiée

Incendie de Fontainebleau : la piste criminelle privilégiée

Les flammes dévorent actuellement le massif forestier de Fontainebleau. Pendant que les pompiers combattent l'incendie, les enquêteurs se penchent sur la possibilité d'un acte volontaire.

Les autorités locales ont recensé environ dix départs de feu concentrés sur une distance inférieure au kilomètre. Cette accumulation anormale renforce la thèse d'une origine malveillante. Le préfet de Seine-et-Marne a indiqué que les investigations orientent vers un ou plusieurs individus ayant volontairement mis le feu.

Des experts de l'IRCGN ont été appelés sur place pour examiner les zones calcinées. Leur objectif est de repérer d'éventuels accélérateurs de combustion qui auraient pu servir à allumer ou propager l'incendie.

Un officier de gendarmerie spécialisé dans les feux a détaillé la méthode d'investigation : les prélèvements effectués sur les sols brûlés sont soumis à des analyses chimiques afin de repérer d'éventuelles substances inflammables. Un appareil sépare les constituants du mélange, produisant une empreinte distinctive. Sur des affaires précédentes, ces examens ont permis de mettre en évidence l'utilisation d'essence.

Les conclusions peuvent être communiquées aux enquêteurs en charge du dossier en moins d'une journée. Dans le même temps, le ministre de l'Intérieur a fait état de deux interpellations.

Les personnes évacuées des secteurs menacés peinent à comprendre ce sinistre écologique. Un professionnel de la randonnée, constatant l'étendue des dégâts, a déclaré : « Il faut être profondément perturbé pour commettre un tel acte. »

Source : France Info

Source: France Info