Pompier volontaire parmi les suspects des incendies de Fontainebleau
Un sapeur-pompier volontaire figure parmi les personnes interpellées après les feux qui ont dévasté plus de 2 000 hectares de forêt en Seine-et-Marne.

Pompier volontaire parmi les suspects des incendies de Fontainebleau
Les forces de l'ordre ont procédé à six interpellations après les multiples départs de feu qui ont ravagé la forêt de Fontainebleau et ses environs. Finalement, quatre personnes sont encore retenues par les enquêteurs, deux ayant été laissées en liberté faute de preuves suffisantes.
Le sinistre a déjà détruit plus de 2 000 hectares de végétation. Quelque 850 soldats du feu étaient encore mobilisés mardi 14 juillet pour tenter de maîtriser les flammes. La magistrate Diane Ngomsik-Kamgang, qui dirige le parquet local, a fait savoir qu'une information judiciaire en flagrance avait été déclenchée pour des incendies survenus les 12 et 13 juillet 2026.
Tout a commencé le dimanche 12 juillet aux abords de l'autoroute A6, dans le département 77. Le brasier s'est rapidement étendu jusqu'à la forêt. À la suite de témoignages recueillis, deux suspects ont été appréhendés mardi matin.
Le lendemain de ce premier foyer, de nouvelles reprises ont été signalées à Arbonne-la-Forêt ainsi qu'à Fontainebleau. Des citoyens ont alerté les gendarmes, qui ont interpellé trois hommes à proximité des zones embrasées.
Parmi eux se trouve un jeune sapeur-pompier volontaire, né en 2007, qui n'avait jamais été inscrit au casier. Il a confessé avoir allumé des brindilles à l'aide d'un briquet et d'essence à Arbonne-la-Forêt. Son employeur, le SDIS 77, l'a immédiatement suspendu. Dans une prise de position, le service a qualifié ces actes de trahison envers les habitants et de violation des principes qui animent les pompiers.
Un autre adolescent, également né en 2007 et sans passé judiciaire, a reconnu avoir provoqué un départ de feu de manière involontaire en écrasant une cigarette près du Grand Parquet, non loin de La Faisanderie. Les deux jeunes ne se connaissent pas. Leur rétention a été allongée.
Un troisième suspect, un quadragénaire né en 1975 et jusqu'alier inconnu des services de police, a été placé en détention provisoire. Le parquet a indiqué que des investigations supplémentaires étaient en cours sur d'autres secteurs touchés, dès que l'accès sera possible.
Une sixième personne, un homme de 2005 déjà condamné pour des infractions au code de la route, avait été arrêté pour le même foyer que le second suspect. Sa garde à vue, comme celle du quadragénaire, a été levée. La procureure a justifié cette décision par l'absence d'indices probants à ce jour.
Informations tirées de : CNews
Source: Google News LU FR