Toulouse : restaurateur condamné pour avoir renversé un policier en fuyant

Un homme de 31 ans a écopé de 18 mois de détention, dont un an aménagé sous bracelet, après avoir percuté un fonctionnaire de la BAC lors d'une tentative d'interpellation.

Toulouse : restaurateur condamné pour avoir renversé un policier en fuyant

Toulouse : restaurateur condamné pour avoir renversé un policier en fuyant

Le tribunal correctionnel de Toulouse a statué lundi 15 juin sur une affaire de violences sur agent. Un gérant de restaurant âgé de 31 ans comparaissait pour avoir heurté un membre de la brigade anticriminalité (BAC) cinq jours auparavant, dans le centre ancien de la Ville rose.

L'incident s'est produit rue de la Madeleine, dans le quartier des Couteliers. Un officier en civil, qui patrouillait dans le secteur, a observé le prévenu sur un scooter Vespa. Selon la version policière, l'agent a vu l'homme remettre une enveloppe contenant de la poudre blanche contre des billets. Il s'est alors identifié en criant "Police, arrêtez-vous" et en exhibant son brassard. Le scooteriste aurait alors accéléré et percuté le fonctionnaire, qui a dû être évacué vers le service des urgences.

À la barre, Naïm a nié tout trafic. Il a affirmé ne pas écouler de drogue, mais rapporter la marchandise à son revendeur, insatisfait de sa qualité. Il a décrit une scène de panique : un inconnu sort une arme et hurle, il croit à une agression. "J'avais la recette du restaurant sur moi, j'ai eu peur", a-t-il déclaré. Interrogé sur la suppression de ses conversations avec son fournisseur, il a invoqué la honte de sa dépendance à la cocaïne, qu'il voulait dissimuler à sa conjointe.

L'avocate du plaignant, Me Stéphanie Pujol, a dénoncé l'absence totale de freinage, signe selon elle d'un mépris pour les forces de l'ordre. Le ministère public a requis une peine de trois ans ferme. En défense, Me Jacques Derieux a contesté la visibilité du brassard et l'audibilité des sommations. Il a également évoqué des menaces récentes pesant sur son client pour expliquer sa frayeur. Il a sollicité une peine non privative de liberté, afin de préserver l'activité du restaurant et l'avenir de la famille — l'épouse étant enceinte.

Les juges ont finalement retenu le délit de violences simples, abandonnant la qualification d'outrage à personne dépositaire de l'autorité. La sentence est de dix-huit mois, dont six avec sursis probatoire. Les douze mois fermes seront exécutés sous surveillance électronique.

Source : La Dépêche du Midi

Source: Google News FR — Crime (fr)