Peine de prison pour un adolescent ayant renversé un agent lors d'une fuite à Colomiers
Un jeune de 18 ans a été condamné à de la détention après avoir heurté un fonctionnaire de police en tentant d'échapper à un contrôle sur une moto électrique, dans la banlieue toulousaine.

Peine de prison pour un adolescent ayant renversé un agent lors d'une fuite à Colomiers
Un tribunal de Toulouse a infligé une condamnation à un an de détention ferme, assortie d'un maintien en prison, à un jeune homme de 18 ans. Cette décision a été rendue vendredi en comparution immédiate, suite à un incident survenu le 13 juin à Colomiers.
Ce jour-là, le prévenu se trouvait avec des amis, à bord d'une moto électrique de type Sur-Ron, lorsque deux agents ont tenté d'effectuer un contrôle. Des signalements de vols de véhicules similaires avaient été enregistrés dans la zone. Le conducteur a alors décidé de prendre la fuite. Un fonctionnaire s'est interposé sur son chemin, bras écartés, en criant son appartenance aux forces de l'ordre. Le jeune homme a accéléré et percuté l'agent.
Le policier blessé, père d'un garçon de 9 ans, a subi des lésions au bras droit et au pouce, avec notamment une fracture et une rupture du tendon. Il a fait deux malaises en route vers le service des urgences. Ses capacités professionnelles pourraient être durablement affectées : les médecins évoquent une perte potentielle de près d'un tiers de la préhension de sa main droite, celle qu'il utilise pour manier son arme réglementaire.
Durant l'audience, l'intéressé a nié avoir aperçu l'agent ou entendu son sommation. Sa défense, menée par Me Ravyn Issa, a fait valoir qu'il souffrait d'un état de choc consécutif à un drame personnel : sept jours avant les faits, il avait été témoin du décès par arme à feu d'un camarade d'enfance à Seysses.
Le ministère public a requis une peine de deux ans et demi, dont dix mois avec sursis probatoire, ainsi que des sanctions pour divers manquements au code de la route. La représentante de la partie civile, Me Stéphanie Pujol, a insisté sur la sévérité des violences commises à l'aide d'un véhicule. La juridiction a finalement opté pour deux ans d'emprisonnement dont douze mois ferme, le surplus étant suspendu sous réserve d'obligations de travail, de soins et d'indemnisation. S'y ajoutent une amende de 1 000 euros pour infractions routières, une provision de 2 000 euros au profit de la victime et une incapacité à posséder une arme pendant cinq ans.
Source : La Dépêche du Midi
Source: Google News FR — Crime (fr)