Drogue et kalachnikov retrouvées dans la cave d'un immeuble incendié à Alençon

Un quadragénaire a été jugé à Alençon après qu'une intervention pour un feu d'habitation a révélé un stock de cocaïne et une arme automatique dans la cave de l'édifice.

Drogue et kalachnikov retrouvées dans la cave d'un immeuble incendié à Alençon

Le tribunal d'Alençon (Orne) a examiné mercredi 1er juillet 2026 le cas d'un individu de 28 ans accusé d'avoir accumulé des armes de guerre et une quantité importante de stupéfiants. L'enquête qui a conduit à cette audience résulte d'un sinistre survenu seize mois plus tôt dans une artère de la commune.

Le 29 mars 2025, vers l'avenue du Général-Leclerc, un véhicule de marque allemande s'est embrasé. Les flammes se sont rapidement propagées, touchant trois remises de particuliers avant de gagner un petit bâtiment d'habitation mitoyen. L'accusé se trouvait alors dans les parages en compagnie de son ancienne conjointe. Lorsque celle-ci a accompagné les pompiers à l'intérieur de leur logement, le prévenu a disparu des lieux, déclenchant une traque policière.

Les fonctionnaires appelés pour maîtriser le brasier ont procédé à une inspection du domicile. Ils y ont découvert un coffre-fort dissimulant une liasse de billets s'élevant à dix mille euros et une petite quantité de résine de chanvre. Poussant plus loin leurs investigations, les limiers ont exploré la cave collective de l'immeuble. C'est là qu'ils ont mis au jour un véritable arsenal criminel.

Les saisies effectuées ce jour-là comprennent plus d'un kilo de poudre blanche, identifiée comme de la cocaïne, ainsi qu'un fusil d'assaut de type kalachnikov. Cette arme automatique, héritière des conceptions soviétiques, est particulièrement recherchée par les réseaux criminels en raison de sa puissance de feu.

Durant l'audience, le prévenu, présent par visioconférence, a contesté l'ensemble des faits. Il a adopté une posture défensive extrême, affirmant être victime d'un montage judiciaire. La magistrate chargée de l'accusation publique a décrit cette affaire comme une intrigue complexe en plusieurs volets, fruit du travail conjoint des enquêteurs alençonnais et caennais.

La détention simultanée de narcotiques en grande quantité et d'armes prohibées constitue un cocktail particulièrement réprimé par les tribunaux français. La présence d'une kalachnikov dans ce dossier témoigne de la criminalité armée qui gagne certaines villes de province.

La décision de la cour n'a pas été communiquée dans l'immédiat. Cette affaire montre comment une intervention banale pour un départ de feu peut révéler des activités illicites de grande ampleur dissimulées au sein même d'un quartier résidentiel.

Source : Ouest-France

Source: Google News FR — Crime (fr)