Pétrolier russe intercepté au large de Brest : Moscou dénonce une action "illégale"
La marine française a arraisonné un pétrolier venant de Mourmansk à 400 milles de la Bretagne. Le Kremlin qualifie l'opération de quasi-piraterie.

Arraisonnement d'un pétrolier russe dans l'Atlantique : le Kremlin parle de "piraterie"
La France a arraisonné dimanche un pétrolier en provenance de Russie à plus de 400 milles nautiques à l'ouest de la pointe bretonne, selon letelegramme.fr. Le Kremlin a immédiatement réagi, qualifiant l'opération d'acte illégal frisant la piraterie internationale.
« Nous considérons ces actions comme illégales, à la limite de la piraterie internationale », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point presse quotidien, auquel participait l'AFP. Peskov a ajouté que « la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos ».
Le capitaine a refusé d'obtempérer à plusieurs reprises
Le navire, parti de Mourmansk et soumis à des sanctions européennes, a été intercepté par la Marine nationale après que son capitaine a « refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes », selon une déclaration du parquet de Brest rendue publique lundi. Le parquet a estimé qu'une « prise de contrôle du navire s'avérait nécessaire » afin de « poursuivre les investigations nécessaires ».
Le capitaine s'est déclaré « de nationalité russe », a précisé le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger, dans un communiqué officiel.
Enquête pénale ouverte, gendarmerie maritime saisie
Le parquet de Brest a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale portant sur trois chefs : « non-justification de nationalité d'un navire », « défaut de pavillon » et « refus d'obtempérer ». Les investigations ont été confiées à la gendarmerie maritime.
Le pétrolier, dont le nom commercial est le Tagor, était sous pavillon non identifié au moment de l'interception, ce qui constitue l'un des éléments centraux de la procédure judiciaire engagée.
Source: Google News LU FR