Meurtre de Medhi Petit à Trouville : 15 ans de réclusion requis contre la tireuse présumée

L'avocat général a requis 15 ans de réclusion criminelle contre la principale accusée du meurtre de Medhi Petit, abattu en 2020 à Trouville-sur-Mer pour une dette de 60 euros. Trois proches, accusés de modification de scène de crime, font face à des requêtes d'acquittement.

Meurtre de Medhi Petit à Trouville : 15 ans de réclusion requis contre la tireuse présumée

Meurtre de Medhi Petit à Trouville : 15 ans de réclusion requis contre la tireuse présumée

Le parquet a réclamé une peine de quinze années d'emprisonnement à l'encontre de la principale prévenue, ce 18 juin 2026, devant les assises du Calvados. Medhi Petit avait trouvé la mort en 2020 dans la commune balnéaire de Trouville-sur-Mer, victime d'une rixe ayant pour origine un différend financier de 60 euros.

Quatre personnes comparaissent devant la juridiction caennaise. La femme soupçonnée d'avoir appuyé sur la détente est jugée pour homicide volontaire. Sa mère, sa fille et son conjoint répondent d'altération de la scène du crime. Le magistrat du ministère public estime que ces trois derniers auraient dû être poursuivis pour complicité d'assassinat, mais la procédure en cours interdit toute requalification des faits.

L'accusation a déploré les insuffisances de l'enquête initiale. Des éléments probants font défaut pour attribuer avec certitude le rôle de chacun dans l'effacement des indices. Aucun étui n'a été retrouvé, sans qu'il soit possible d'identifier qui les a fait disparaître. Sur cette base, l'acquittement a été demandé pour les trois accusés secondaires, dont les âges s'échelonnent entre 34 et 58 ans. La mère de la principale inculpée avait déjà comparu devant une cour d'assises dans les années 1990 pour un autre homicide, avant d'être relaxée.

Les conseils de la défense, Mes Rémi Dutron et Kian Barakat, contestent la culpabilité de leur cliente. Ils désignent la belle-mère de celle-ci, également présente sur le banc des prévenus, comme potentielle auteure du coup de feu. Une riveraine aurait déclaré reconnaître distinctement cette dernière à la fenêtre par laquelle le projectile a été tiré. Me Barakat a qualifié son assistante de "bouc émissaire", affirmant qu'elle constituait l'unique cible de l'accusation.

Les proches de la victime ont quitté la salle d'audience en signe de protestation après les réquisitions. Ils considèrent que le rôle de la belle-mère, déjà mêlée à une affaire criminelle dans les années 1990, mérite une condamnation plus lourde.

Source : ici.fr

Source: Google News FR — Crime (fr)