Adolescent battu à mort à Narbonne : le ministre de l'Intérieur dénonce une exploitation politique

Louis, 17 ans, est décédé après un guet-apens à Narbonne. Cinq jeunes ont été mis en examen pour assassinat.

Adolescent battu à mort à Narbonne : le ministre de l'Intérieur dénonce une exploitation politique

Adolescent battu à mort à Narbonne : le ministre de l'Intérieur dénonce une exploitation politique

Un jeune de 17 ans, prénommé Louis, a perdu la vie dans l'Aude après avoir été pris en embuscade et sauvagement frappé. Cinq suspects, dont l'âge oscille entre 16 et 20 ans, ont été placés en détention provisoire pour assassinat. Ce drame a provoqué une onde de choc et suscité des tentatives de récupération idéologique que l'exécutif a fermement condamnées.

Samedi 27 juin, Laurent Nuñez, titulaire du portefeuille de l'Intérieur, a dénoncé "une exploitation de l'extrême droite" autour de ce crime. "Malgré ce que certains affirment, il n'y a pas de caractère raciste avéré dans ce crime, selon le procureur de la République", a-t-il affirmé au quotidien Le Parisien. Le représentant du parquet avait déjà écarté cette piste.

Le défunt, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, a succombé après avoir été attiré dans un piège et violemment agressé. Le ministre a fait part de ses craintes quant à "la montée de la violence chez les jeunes". Il a appelé à réfléchir sur l'accompagnement des mineurs placés et sur "cette violence totalement débridée d'une partie de la jeunesse".

Deux manifestations étaient prévues dans la région ce week-end. La première, samedi soir, a rassemblé très peu de monde malgré un renfort important des forces de l'ordre. Des brochures distribuées par des militants identitaires incitaient à se joindre à un second rassemblement dimanche baptisé "Justice pour tous", qualifiant les agresseurs de "bande de racailles".

Les proches du disparu ont rejeté toute instrumentalisation. Via la sœur du père de Louis, ils ont fait savoir qu'ils ne prendraient pas part à ces rassemblements, tout en saluant la solidarité des citoyens. Toute "récupération politique" est écartée.

Source : franceinfo

Source: France Info