Marine Le Pen condamnée à 45 mois d'inéligibilité pour détournement de fonds publics

La cour d'appel de Paris a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics européens, tout en réduisant sa peine d'inéligibilité à 45 mois.

Marine Le Pen condamnée à 45 mois d'inéligibilité pour détournement de fonds publics

Marine Le Pen condamnée à 45 mois d'inéligibilité pour détournement de fonds publics

La cour d'appel de Paris a confirmé, mardi, la culpabilité de Marine Le Pen dans l'affaire d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens. La dirigeante du Rassemblement national a été reconnue coupable d'avoir détourné des fonds publics destinés au Parlement européen pour rémunérer des salariés de son parti entre 2004 et 2016.

Les juges ont maintenu la condamnation mais ont allégé la peine initiale. L'interdiction d'exercer une fonction publique élective a été ramenée à quarante-cinq mois, dont trente avec sursis, contre cinq ans en première instance. La préjudice financier a été évalué à 2,8 millions d'euros. Outre l'inéligibilité, la cour a infligé une amende de 100 000 euros et une peine de trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme avec bracelet électronique et deux ans avec sursis.

Le tribunal de grande instance de Paris avait déjà condamné Le Pen le 31 mars de l'année précédente pour avoir mis en place un système de paiement des employés du Front national — devenu depuis Rassemblement national — au moyen d'argent alloué aux assistants d'eurodéputés. L'organisation politique, alors en difficultés financières, a également été jugée responsable.

L'ancienne candidate à la présidentielle, âgée de cinquante-sept ans, avait qualifié le premier verdict de « chasse aux sorcières » politique et avait fait appel. Son avocat, Rodolphe Bosselut, a indiqué que l'équipe de défense était partiellement satisfaite du nouvel arrêt et qu'un communiqué complémentaire serait publié.

Selon l'agence AFP, les quinze mois d'inéligibilité effectifs pourraient être comptés à compter du jugement initial, ce qui laisserait théoriquement à Le Pen la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Toutefois, la condamnation à un an de détention à domicile sous surveillance électronique complique sérieusement une telle candidature. La leader d'extrême droite avait déjà déclaré qu'elle ne se présenterait pas si elle devait porter un bracelet.

Vingt autres personnes et le parti lui-même avaient également été déclarés coupables en mars de l'année dernière. La cour d'appel a confirmé la culpabilité de dix d'entre eux pour détournement de fonds du Parlement européen, selon la BBC.

Le président Emmanuel Macron, actuellement en visite en Syrie, a refusé de commenter la décision judiciaire. Des personnalités politiques de gauche ont quant à elles réclamé le départ de Le Pen de l'Assemblée nationale.

Source : CNN Prima NEWS

Source: Google News CZ — Crime (cs)