Retransmission vidéo pour le second procès de l'anesthésiste condamné à perpétuité

L'appel de Frédéric Péchier, écroué pour une série d'empoisonnements dans le Doubs, sera diffusé sur écran à Besançon à partir de septembre 2027.

Retransmission vidéo pour le second procès de l'anesthésiste condamné à perpétuité

Retransmission vidéo pour le second procès de l'anesthésiste condamné à perpétuité

À partir de septembre 2027, la cour d'assises de Lyon jugera en appel l'ancien médecin anesthésiste Frédéric Péchier. Les victimes et leurs proches pourront suivre l'ensemble des audiences depuis Besançon, où une diffusion en direct sera organisée dans les locaux de la cour d'appel, rapporte ICI Besançon mardi 2 juin.

Cette possibilité a été actée lors d'une réunion de préparation réunissant les magistrats des deux juridictions lyonnaise et bisontine. À l'issue du premier procès, qui s'était achevé fin 2025, le tribunal de l'Yonne avait condamné le praticien à la prison à vie avec une période de sûreté de vingt-deux ans. Il était reconnu coupable d'avoir administré des substances toxiques à trente patients dans deux établissements de santé de Besançon sur une période s'étalant de 2008 à 2017. Douze personnes avaient succombé à ces injections.

Les défenseurs du prévenu ainsi que les conseils des cent cinquante parties civiles ont participé à cette rencontre technique. L'un des avocats des victimes, Frédéric Berna, a détaillé le dispositif à ICI Besançon : "Les modalités précises de la mise en place technique et organisationnelle arriveront ensuite, mais le principe est acquis : il y aura manifestement une retransmission du procès en direct vidéo dans les salles de la cour d'appel de Besançon pour les parties civiles qui veulent y assister, ainsi que pour le public, comme n'importe quel procès public."

Une webradio pourrait également être mise en place. "Il est envisagé aussi, comme pour le procès des attentats de Nice, de leur proposer une webradio : c'est-à-dire un canal de diffusion radio avec un accès exclusivement réservé aux parties civiles qui retransmettra alors les débats simplement par le biais audio", a précisé l'avocat.

Ce volet supplémentaire vise à permettre aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer quotidiennement à Lyon ou rester à Besançon de suivre néanmoins les débats.

Source: France Info