Meurtre d'une nonagénaire dans la Loire : un quadragénaire déjà condamné placé en garde à vue

Les enquêteurs ont arrêté un homme de 40 ans au Coteau, soupçonné d'avoir tué Françoise Galichet, 90 ans, à l'aide d'une arme blanche. L'identification a été rendue possible par une analyse ADN.

Meurtre d'une nonagénaire dans la Loire : un quadragénaire déjà condamné placé en garde à vue

Meurtre d'une nonagénaire dans la Loire : un quadragénaire déjà condamné placé en garde à vue

Les enquêteurs de la Loire ont interpellé un homme de 40 ans au Coteau, suspecté d'être l'auteur du décès d'une résidente de 90 ans retrouvée sans vie fin mai dans son logement. Cette information est rapportée par le quotidien Le Figaro.

Françoise Galichet a été découverte le 30 mai vers midi par des membres de sa famille, qui s'inquiétaient de son silence. La dame gisait dans son appartement de plain-pied, présentant une plaie visible au niveau de la joue gauche ainsi que des marques de sang. Curieusement, aucune effraction n'a été relevée sur la porte ou les fenêtres.

L'examen post-mortem pratiqué début juin a fait apparaître de multiples lésions au cou, compatibles avec des coups portés au moyen d'une lame. L'affaire, d'abord traitée comme une recherche des causes du décès, a vu son cadre juridique évoluer vers une qualification d'homicide intentionnel. Les policiers de la DIPN ont alors multiplié les prélèvements dans l'appartement, en particulier dans la salle d'eau où l'agresseur aurait pu se laver.

Le 15 juin, le retour d'un laboratoire a changé la donne : une empreinte biologique trouvée dans la salle de bains correspondait à l'ADN d'un individu domicilié dans la commune depuis le début de l'année. Cet homme, déjà inscrit au casier judiciaire pour des délits de vol, consommation de narcotiques et violences sur conjointe, a été appréhendé chez lui le lendemain.

Durant sa garde à vue, le suspect a rejeté toute accusation et a nié être jamais entré chez la victime. Il n'a pas davantage justifié la présence de son matériel génétique dans le domicile de la défunte. Pour l'heure, les enquêteurs n'ont établi aucune relation préalable entre les deux protagonistes.

Le parquet de Roanne a dessaisi le dossier au profit de celui de Saint-Étienne, habilité pour les crimes, afin d'ouvrir une information judiciaire. Le prévenu devait être conduit devant un magistrat instructeur le 18 juin. La première édile du Coteau a publiquement remercié les services de l'enquête et présenté ses condoléances aux proches de la disparue.

Source: Google News LU — Crime (fr)