Affaire Lyhanna : défaillances judiciaires françaises qui rappellent les errements belges

La mort d'une enfant de 11 ans dans le Gers met en lumière les lacunes d'un appareil judiciaire qui avait déjà été alerté. Le principal suspect faisait l'objet d'une enquête pour agression sexuelle sans avoir été entendu.

Affaire Lyhanna : défaillances judiciaires françaises qui rappellent les errements belges

Affaire Lyhanna : défaillances judiciaires françaises qui rappellent les errements belges

La disparition mortelle d'une fillette de 11 ans dans le sud-ouest de la France a déclenché une tempête politique et une vive émotion outre-Quiévrain. Le drame de Lyhanna, retrouvée sans vie dans le département du Gers, révèle des carences structurelles dans le fonctionnement de la justice française.

L'indignation porte sur un élément précis : les services de police et le parquet disposaient déjà d'informations concernant Jérôme B. Des plaintes avaient été déposées. Un dossier pour agression sexuelle sur une mineure de 12 ans était activement en instruction au moment des faits. La mère de la victime contactait quotidiennement le parquet pour des nouvelles. Face à ses démarches répétées, on lui a opposé la menace d'une main courante pour harcèlement. Pendant ce temps, l'homme qui est devenu le suspect principal n'avait jamais été convoqué pour être interrogé.

Cette situation fait irrésistiblement penser, du côté belge, à une page sombre de l'histoire judiciaire du pays. Marc Dutroux avait été jugé et puni en 1989 pour des crimes de même nature. Il avait ensuite obtenu une remise en liberté anticipée en 1992. Cette clémence avait eu des conséquences funestes pour Julie, Mélissa, An et Eefje.

Trente ans se sont écoulés depuis. La blessure n'est pas refermée chez les Belges. Pourtant, l'enseignement peine à être entendu au-delà des frontières, dans une nation où d'autres scandales impliquant des mineurs ont éclaté récemment.

Ce ne sont pas les avertissements qui font défaut. Ce qui manque, c'est la capacité à y répondre avec la rapidité que commandent ces situations, tout en respectant les droits de la défense.

Dans le royaume, la mobilisation citoyenne avait réuni 300 000 manifestants en blanc. L'hexagone n'a pas connu un tel soulèvement, mais le mécanisme est identique : soutien à la famille endeuillée, et volonté farouche d'empêcher que d'autres prédateurs en liberté ne tuent d'autres enfants.

Source : DHNET

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