Conjoint écroué après le décès d'une mère de quatre enfants dans le Loir-et-Cher
Un quadragénaire a été placé sous mandat de dépôt à la suite de la mort de sa partenaire, poignardée dans leur maison de Suèvres près de Blois.

Conjoint écroué après le décès d'une mère de quatre enfants dans le Loir-et-Cher
Les magistrats du parquet de Blois ont annoncé vendredi l'incarcération d'un homme de 50 ans. Son épouse, âgée de 40 ans et mère de leur quatre enfants, a péri des suites de blessures par arme blanche dans leur domicile situé à Suèvres, dans le département du Loir-et-Cher.
Les faits se sont déroulés entre le 11 et le 12 juin, peu après minuit. C'est l'aînée des enfants qui a donné l'alerte auprès des forces de l'ordre, signalant que son géniteur avait utilisé un couteau contre sa mère. Les gendarmes, une fois sur place, ont trouvé les quatre descendants du couple, dont l'âge varie de quatre à 16 ans, cachés dans une pièce du premier étage.
Le mis en cause, qui avait été admis dans un établissement hospitalier à la suite des événements, a finalement pu être auditionné en détention provisoire. Il a été déféré devant un magistrat instructeur qui a retenu à son encontre le chef de "meurtre sur conjoint" avant de signer un ordre d'emprisonnement.
Durant ses déclarations, l'intéressé a concédé qu'une dispute particulièrement vive avait éclaté, au cours de laquelle des gestes mortels ont été commis avec une lame. Il a cependant prétendu que sa compagne avait déclenché l'affrontement et que l'objet tranchant ne lui appartenait pas à l'origine.
L'autopsie pratiquée sur le corps de la victime a établi que le trépas était dû à une perforation du côté gauche de la poitrine atteignant le muscle cardiaque, provoquant un saignement abondant.
L'enquête révèle que le couple était en instance de rupture, dans un climat de "forte jalousie" de la part du suspect. La défunte s'apprêtait à quitter le foyer conjugal pour s'installer avec sa progéniture dans un habitat social.
Une procédure pour violences au sein du couple avait déjà été ouverte deux mois plus tôt, à la suite d'un signalement émanant des services de protection de l'enfance. La femme avait alors déposé une plainte mentionnant des sévices tant corporels que moraux.
Les statistiques récentes font état de 107 féminicides conjugaux survenus en 2024, soit une progression de 11% par rapport à l'année précédente.
Source : Orange Actualités
Source: Google News LU FR