Violences policières à Marseille : une étudiante porte plainte après la manifestation du 18 septembre

Une étudiante violentée par des policiers à Marseille lors de la grève du 18 septembre a déposé plainte contre X. La vidéo de la scène avait été vue des dizaines de millions de fois.

Violences policières à Marseille : une étudiante porte plainte après la manifestation du 18 septembre

Plainte déposée après la vidéo virale de Marseille

La jeune femme violentée par des policiers à Marseille en marge du mouvement social du 18 septembre a déposé plainte mercredi, annonce lefigaro.fr, citant son avocat Me Thomas Hugues.

L'étudiante d'une vingtaine d'années a porté plainte contre X pour « violences en réunion » visant « des personnes qui ont la qualité de dépositaires de l'autorité publique », a précisé Me Hugues à l'AFP.

La scène avait été filmée par l'AFPTV vers 7 heures du matin dans le quartier de la Joliette. Des petits groupes de manifestants s'y trouvaient rassemblés, répondant notamment à un appel à bloquer le siège de l'armateur CMA-CGM, propriété du milliardaire Rodolphe Saadé, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.

Selon Me Hugues, la jeune femme « s'est retrouvée isolée du groupe de manifestants pacifiques et s'est retrouvée aspergée de gaz lacrymogène. Elle en avait dans les yeux, ça l'a éblouie, ça l'a déstabilisée. Et ensuite, elle a été violentée. » La vidéo montre un policier lui donner un coup de pied dans les fesses alors qu'elle est déjà au sol et lui lancer « casse-toi ». Un second agent la repousse, la faisant retomber, tandis qu'elle répond, visiblement secouée, « pardon, pardon ».

Les images ont été relayées par de nombreux médias français ainsi que par plusieurs responsables politiques de gauche, et visionnées plusieurs dizaines de millions de fois sur les réseaux sociaux, selon un comptage réalisé par l'AFP au lendemain de leur diffusion.

Dès le 19 septembre, le parquet de Marseille avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour « violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours, commis par une personne dépositaire de l'autorité publique et en réunion ». Parallèlement, la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) avait déclenché une enquête interne « pour déterminer les circonstances de cette intervention ».

Le 18 septembre, des centaines de milliers de personnes avaient manifesté dans toute la France à l'appel des syndicats, lors d'une journée de grèves et de manifestations destinée à peser sur les choix budgétaires du gouvernement.

Source: Google News MA — Crime (fr)