Yvelines : Marie-Thérèse Garcia, 79 ans, jugée pour l'enlèvement et le meurtre de Corinne Di Dio en 1995

Marie-Thérèse Garcia, 79 ans, comparaît depuis le 16 juin devant la cour d'assises des Yvelines pour enlèvement, séquestration et meurtre de Corinne Di Dio, retrouvée démembrée dans la Seine en 1995.

Yvelines : Marie-Thérèse Garcia, 79 ans, jugée pour l'enlèvement et le meurtre de Corinne Di Dio en 1995

La cour d'assises des Yvelines, siégeant à Versailles, devait rendre ce vendredi 3 juillet sa décision concernant Marie-Thérèse Garcia, une septuagénaire de 79 ans poursuivie pour enlèvement, séquestration et homicide, au terme de quatorze jours d'audience. Elle encourt une peine pouvant aller jusqu'à trente années de réclusion criminelle.

L'affaire remonte au 19 juin 1995, date de la disparition de Corinne Di Dio, alors âgée de trente-six ans. Cette employée de Guyancourt avait quitté son poste de travail pour un rendez-vous avec une personne demeurée non identifiée. Ni elle ni son véhicule, une Peugeot 205, n'ont jamais été retrouvés vivants. Neuf jours plus tard, son cadavre mutilé et sectionné en plusieurs morceaux a été découvert à l'intérieur d'une malle flottant dans les eaux de la Seine, dans le département de l'Eure. L'autopsie a révélé seize impacts de lame. L'identification formelle de la victime n'a pu être établie qu'en 1997, soit deux ans après les faits.

Depuis le 16 juin, magistrats, conseils, témoins et experts se sont succédé pour débattre de ce dossier complexe, aux ramifications liées au grand banditisme. Le coaccusé, Antonio Marquez Gomez — ancien compagnon de la défunte et père de Romain, leur enfant commun — n'a pas été présenté à la barre.

Dès l'ouverture des débats, la présidente a épinglé le comportement de l'accusée au moment de la disparition. Interrogée sur le fait qu'elle gardait Romain, alors âgé de dix ans, sans entreprendre la moindre démarche pour retrouver sa mère, Marie-Thérèse Garcia a répondu avec détachement : "Ce n'était pas une amie, on se respecte, c'est tout." La magistrate a également souligné la hâte avec laquelle l'enfant avait été remis à son père, dépourvu de ses affaires et de ses documents administratifs, alors que la victime n'aurait jamais accepté une telle décision sans en avoir été informée préalablement.

L'accusée s'est défendue en affirmant que neuf jours ne constituaient pas un délai "précipité", et que Corinne Di Dio lui avait toujours recommandé de ne jamais confier son fils à la famille paternelle, sauf pour des vacances avec son géniteur.

Source : L'Écho Républicain

Source: Google News FR — Crime (fr)