Condamnation confirmée pour Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires fictifs

Les juges de la Cour d'appel de Paris ont maintenu la culpabilité de la dirigeante du RN pour malversations concernant les fonds de l'Union européenne, lui infligeant une peine de prison assortie du bracelet électronique et une suspension conditionnelle de ses droits civiques.

Condamnation confirmée pour Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires fictifs

Condamnation confirmée pour Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires fictifs

Les magistrats de la Cour d'appel de Paris ont rendu leur décision concernant le dossier de malversations qui oppose Marine Le Pen à la justice française. La présidente du Rassemblement National a été reconnue coupable d'avoir détourné des deniers provenant du budget du Parlement européen, entre 2004 et 2016, au profit de son parti politique.

Le dispositif mis en place consistait à rémunérer, avec l'argent alloué aux collaborateurs des élus de Strasbourg, des personnes qui exerçaient en réalité leurs fonctions au siège parisien du mouvement d'extrême droite. À l'époque, la formation politique traversait des problèmes financiers importants.

La juridiction a infligé à l'intéressée une privation de liberté de trois ans : deux années assorties du sursis, la troisième devant être exécutée sous le régime du bracelet électronique. S'y ajoutent une sanction pécuniaire de cent mille euros et une incapacité à exercer des mandats électoraux d'une durée de quarante-cinq mois, dont trente avec sursis.

Cette décision, moins sévère que celle émise précédemment par le tribunal de grande instance, permet théoriquement à la condamnée de briguer la magistrature suprême lors du scrutin présidentiel de 2027. Les juges ont estimé que la période d'inéligibilité effective était déjà écoulée.

Toutefois, une telle candidature impliquerait une situation sans précédent : faire campagne avec un dispositif de surveillance électronique attaché à la cheville. Lors d'une récente intervention télévisée sur la chaîne LCI, l'intéressée avait pourtant écarté cette hypothèse, affirmant qu'il était impossible de conduire une campagne électorale dans de telles conditions.

Durant la proclamation du verdict, Marine Le Pen n'a manifesté aucune émotion visible. La magistrate présidant l'audience a qualifié les agissements de particulièrement graves, soulignant à la fois l'ampleur des sommes détournées et la longévité du mécanisme frauduleux.

Les magistrats ont reconnu l'absence d'enrichissement personnel, tout en rappelant le caractère public des subventions communautaires. Parallèlement, Jordan Bardella, successeur désigné à la tête du parti, suivait les débats depuis le siège du mouvement. Les instituts de sondage le créditent actuellement d'une avance significative pour le premier tour de l'élection présidentielle.

Source : Il Fatto Quotidiano

Source: Il Fatto Quotidiano - Cronaca