La cour d'appel de Paris rend son verdict mardi sur l'affaire d'emplois fictifs de Marine Le Pen

La cour d'appel de Paris tranche mardi sur le sort politique de Marine Le Pen. Condamnée en première instance pour détournement de fonds publics européens, la dirigeante du Rassemblement national risque une peine confirmée qui l'exclurait de la présidentielle de 2027.

La cour d'appel de Paris rend son verdict mardi sur l'affaire d'emplois fictifs de Marine Le Pen

La cour d'appel de Paris rend son verdict mardi sur l'affaire d'emplois fictifs de Marine Le Pen

La cour d'appel de Paris prononcera mardi son arrêt dans le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement national. L'enjeu est de taille : la leader du principal parti d'opposition française pourrait être privée de la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.

En mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Marine Le Pen à deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis pour détournement de fonds publics. Elle avait également été écartée des scrutins politiques pendant cinq ans. La justice lui avait infligé une amende de 100 000 euros. La politicienne avait immédiatement fait appel.

Les faits reprochés concernent l'utilisation irrégulière de 2,9 millions d'euros d'indemnités parlementaires européennes au profit du parti. Entre 2004 et 2016, le Rassemblement national aurait mis en place un système consistant à rémunérer du personnel travaillant en France sur des fonds alloués au Parlement européen.

Outre Marine Le Pen, vingt-quatre anciens députés européens, assistants, comptables et le parti en tant que personne morale avaient été reconnus coupables en première instance.

Lors de l'audience en appel en février, le parquet a requis une peine plus lourde : trois ans d'emprisonnement ferme, un an avec sursis, une amende de 100 000 euros et une inéligibilité de cinq ans aux fonctions publiques.

Si les juges suivent ces réquisitions, la carrière politique de Marine Le Pen, déjà candidate à trois reprises à la présidence, pourrait s'arrêter net. L'intéressée pourrait encore se pourvoir en cassation dans un délai de dix jours, mais elle a déjà indiqué à plusieurs reprises qu'elle n'envisageait pas cette voie.

La cour d'appel dispose théoriquement de la latitude pour écarter totalement les conclusions du ministère public et acquitter Marine Le Pen en estimant que les charges sont infondées. Des juristes estiment toutefois qu'une relaxe serait hautement improbable, les magistrats ayant démontré que la prévenue avait pleine connaissance des règlements et les avait délibérément contournés.

Sursa: hvg.hu

Source: Google News HU — Crime (hu)