Marseille : les rodéos urbains terrorisent les habitants du littoral
Les excès de vitesse et acrobaties à moto se multiplient sur le littoral marseillais, provoquant accidents et insomnies chez les riverains. La police renforce ses contrôles avec des drones.

Marseille : les rodéos urbains terrorisent les habitants du littoral
La côte marseillaise est devenue le terrain de jeu d'une activité illégale qui met en péril la sécurité de tous. Des groupes de motards y organisent régulièrement des démonstrations de pilotage dangereuses, transformant les voies publiques en circuits improvisés.
Béatrice Charpentreau, une pensionnaire du quartier, endure ces nuisances chaque nuit. Le vacarme des deux-roues et les acrobaties des pilotes la privent de repos. Elle observe ces exhibitions de puissance mécanique qui transforment la chaussée en arène improvisée.
César Cotterlaz, employé dans un café des environs, a assisté à plusieurs tragédies. Il estime à trois ou quatre le nombre d'accidents mortels ou très graves survenus à proximité. Les responsables décampent sans porter secours aux blessés : "Les gens ne s'arrêtent pas pour faire un constat", déplore-t-il.
Pour endiguer ce fléau, les autorités ont fait appel à la technologie. Des appareils volants télépilotés surveillent désormais la zone pour repérer les comportements dangereux. Le major Laurent, de l'unité aérienne de la DIPN13, précise leur mission : "On observe les attitudes, on les signale et les collègues au sol vérifient s'il y a délit. Nous, via l'engin volant, nous ne pouvons ni constater d'infraction ni dresser de procès-verbal."
Hamza Saidi, qui a renoncé à ces pratiques, explique comment la pression du groupe et la quête d'adrénaline poussent les jeunes à commettre des imprudences. La crainte d'écraser un piéton ou de provoquer un choc l'a finalement fait réfléchir : "La faute, elle peut survenir et elle peut avoir des conséquences mortelles. Il faut en avoir conscience."
Depuis janvier, neuf cents opérations de contrôle ont été menées dans ce secteur. Les infractions sont passibles de douze mois de détention et d'une sanction pécuniaire de quinze mille euros.
Source : franceinfo
Source: France Info