Martin Ney condamné à perpétuité pour le meurtre de Jonathan Coulom, 22 ans après
La cour d'assises de Nantes a condamné Martin Ney à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du jeune Jonathan Coulom, disparu en 2004.

Perpétuité pour Martin Ney après 22 ans d'enquête sur la mort de Jonathan Coulom
Selon liberation.fr, Martin Ney a été reconnu coupable du meurtre de Jonathan Coulom le jeudi 4 juin, au terme de trois semaines d'audiences devant la cour d'assises de Nantes. La peine prononcée est la réclusion criminelle à perpétuité, soit 22 ans après la disparition du garçon de 10 ans.
L'avocate générale avait requis, plus tôt dans la journée, cette même peine, assortie d'une période de sûreté de 18 ans.
Jonathan Coulom avait disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004, alors qu'il participait à une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique. Son corps avait été retrouvé plus d'un mois plus tard, le 19 mai, dans un étang situé à Guérande, à une trentaine de kilomètres du lieu de sa disparition.
Une enquête relancée à plusieurs reprises
Pendant plusieurs années, aucune piste n'avait permis d'identifier le meurtrier. En 2008, les autorités s'étaient à nouveau penchées sur une piste allemande, sans résultat concluant.
C'est en 2011, lors de l'arrestation de Martin Ney en Allemagne pour plusieurs crimes commis sur ce territoire, que les enquêteurs français se sont intéressés à lui de manière sérieuse. La piste s'est renforcée en 2017, après les déclarations d'un codétenu, qui a affirmé que Martin Ney lui avait confié avoir tué un enfant en France. L'accusé a finalement été mis en examen en 2024.
Des aveux rapportés, une correspondance troublante
Lors de son audition le 1er juin, l'ancien codétenu a maintenu ses déclarations : Martin Ney lui aurait avoué s'être rendu « en France à bord d'un véhicule de location », y avoir « agressé sexuellement un garçon » et l'avoir tué. Il aurait également mentionné avoir été vu par un « vieil homme » accompagné d'un chien de « race allemande ».
Ce détail a coïncidé avec le témoignage d'un agriculteur, recueilli antérieurement, qui avait déclaré avoir aperçu un homme au volant d'un véhicule immatriculé en Allemagne un soir d'avril, alors qu'il se trouvait avec son berger allemand.
Martin Ney n'a, pour sa part, jamais reconnu être l'auteur du meurtre de Jonathan. Son ADN n'a pas non plus été retrouvé sur le corps du garçon. La cour d'assises a néanmoins estimé que l'ensemble des éléments réunis était suffisant pour établir sa culpabilité.
Source: Google News FR — Crime (fr)