Tours : une graphiste tuée, son compagnon avait des antécédents de violences
Le mis en cause dans l'homicide d'une jeune femme de 26 ans à Tours portait déjà un bracelet électronique et avait été jugé pour des violences conjugales.

Tours : une graphiste tuée, son compagnon avait des antécédents de violences
Le 3 mai, une jeune créatrice graphique a été découverte sans vie dans la ville de Tours. Elle présentait une blessure mortelle au niveau du cou. L'individu avec qui elle partageait sa vie depuis quelques semaines est aujourd'hui soupçonné d'être le responsable de ce décès.
Ce dernier, âgé de 26 ans, n'était pas inconnu des services de justice. En septembre de l'année précédente, il avait comparu devant les magistrats du tribunal d'Angers pour des faits de violences sur une ancienne conjointe. La juridiction lui avait alors infligé une peine de deux ans de détention, dont la moitié avec sursis.
Libéré avant d'avoir accompli la totalité de sa sanction, il avait procédé à un changement d'identité en modifiant son nom de famille. Il s'était par la suite fixé dans l'agglomération tourangelle, où les forces de l'ordre lui avaient imposé le port d'un bracelet de surveillance. Malgré ce dispositif, il aurait continué à adopter des comportements violents, faisant l'objet d'autres plaintes pour harcèlement à l'encontre de jeunes femmes.
La victime, Jeanne Pacault, n'avait noué de liens avec lui que depuis environ quatre semaines. Selon ses proches, elle n'avait aucune connaissance de son passé judiciaire ni de sa dangerosité.
Cette affaire illustre les lacunes dans le suivi des auteurs de violences conjugales récidivistes, malgré des condamnations antérieures et des mesures de contrôle. Les détails de l'enquête ont été rapportés par Le Nouveau Détective.
Source: Google News FR — Crime (fr)