Affaire Lyhanna : l'autopsie laisse le mystère sur la cause du décès, le suspect écroué pour homicide et agression sexuelle

Les experts n'ont pas pu établir de façon certaine ce qui a causé la mort de l'adolescente dans le Gers. Le mis en cause fait l'objet d'une inculpation pour homicide avec viol sur mineure.

Affaire Lyhanna : l'autopsie laisse le mystère sur la cause du décès, le suspect écroué pour homicide et agression sexuelle

Affaire Lyhanna : l'autopsie laisse le mystère sur la cause du décès, le suspect écroué pour homicide et agression sexuelle

Les médecins légistes n'ont pas réussi à déterminer avec certitude ce qui a entraîné le trépas de l'adolescente, dont le corps a été découvert le 4 juin dans le département du Gers. C'est le procureur de la République d'Agen, Olivier Naboulet, qui l'a annoncé dans une note de presse diffusée mercredi. _Source : Le Figaro_

Le document des experts relève toutefois plusieurs indices alarmants. On y trouve des traces aux jambes et aux bras, fortement compatibles avec des marques de liens, même si aucune corde n'a été trouvée sur le corps au moment de la découverte. Des bleus aux coins et à l'intérieur de la cavité buccale ont aussi été constatés.

La dépouille avait été transportée par voie aérienne jusqu'à l'établissement de recherche criminelle de la gendarmerie à Pontoise, en région parisienne. Les praticiens n'y ont pas décelé de blessures au cou, ni externes ni internes, pouvant justifier le décès. Néanmoins, en croisant les observations de l'autopsie avec les résultats biologiques antérieurs, les enquêteurs retiennent l'hypothèse d'une agression sexuelle commise sur la jeune fille.

Après avoir reçu le dossier lundi, le magistrat instructeur a requalifié les faits mercredi. L'homme placé en détention, Jérôme Barella, est désormais visé par une procédure pour « homicide sur personne mineure de moins de quinze ans, avec viol préalable ou concomitant », ainsi que pour « viol sur mineure par usage de force, contrainte, menace ou surprise ». Ces qualifications pourraient entraîner une peine d'emprisonnement à vie.

Des analyses toxicologiques et des investigations complémentaires en anatomopathologie sont actuellement en cours. Le représentant du ministère public a précisé que ces expertises requièrent un temps de réponse prolongé en raison de leur complexité technique.

Par l'intermédiaire de leur conseil, les proches de la victime ont réclamé la poursuite de l'enquête dans des conditions sereines. Ils ont également souhaité l'arrêt de toute instrumentalisation politique et demandé que la mémoire de leur enfant soit préservée, dénonçant en particulier sa récupération par des systèmes d'intelligence artificielle.

Source: Google News MA — Crime (fr)