Meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille : quatre nouveaux suspects écroués, onze mis en cause
Quatre individus supplémentaires ont été incarcérés dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, abattu en novembre 2025 à Marseille. La victime était le frère d'une figure de la lutte contre le narcotrafic.

Meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille : quatre nouveaux suspects écroués, onze mis en cause
L'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci, survenu le 13 novembre 2025 dans la cité phocéenne, connaît un nouveau développement. Quatre personnes ont été placées sous mandat de dépôt, portant à onze le total des inculpés dans cette affaire, a fait savoir ce 7 juillet Vanessa Perrée, magistrate à la tête du parquet spécialisé dans la criminalité organisée.
Les nouveaux prévenus, interpellés fin juin, se composent de trois hommes et d'une femme dont l'âge oscille entre 20 et 25 ans. Leur casier judiciaire n'était pas vierge et trois d'entre eux étaient déjà détenus pour d'autres infractions. Le juge parisien chargé des libertés a suivi les réquisitions de l'accusation en ordonnant leur maintien en prison.
Les chefs d'inculpation retenus contre eux incluent l'homicide et la tentative d'homicide commis au sein d'un groupement criminel, l'appartenance à une association de malfaiteurs, le recel d'objets provenant de vols aggravés ainsi que la possession d'armes de catégorie B. D'après les éléments recueillis par les enquêteurs, certains auraient directement participé aux actes de violence, tandis que d'autres auraient occupé des fonctions dans la hiérarchie criminelle.
Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans au moment des faits, était le frère cadet d'Amine Kessaci, connu pour son engagement dans la lutte antidrogue à Marseille et bénéficiant d'une protection policière. Le jeune homme, sans lien avec le milieu des stupéfiants et sans antécédents pénaux, avait été abattu de plusieurs projectiles en pleine journée.
Ce crime avait provoqué un fort émoi dans l'opinion publique, du fait de l'innocence apparente de la victime et de la brutalité de l'agression. Une première phase d'arrestations s'était déroulée le 23 mars 2026, lors d'une vaste opération coordonnée par l'OCLCO et la DZPN Sud. Dix personnes avaient été entendues en garde à vue, dont six avaient été renvoyées devant les assises et écrouées. Un septième individu avait été appréhendé mi-mai.
Le parquet national anti-criminalité organisée a rappelé que ces différentes phases d'interpellations illustrent l'engagement des forces de l'ordre et de la magistrature à faire toute la lumière sur des faits particulièrement graves.
Source : RTL
Source: Google News FR — Crime (fr)