Une mère assigne le ministre de la Justice devant la Cour de justice de la République après le meurtre de sa fille
Après que la plainte de sa fille est restée sans suite pendant des mois, la mère d'une fillette de onze ans a déposé une plainte contre le ministre français de la Justice Gérald Darmanin devant la Cour de justice de la République.

Une mère assigne le ministre de la Justice devant la Cour de justice de la République après le meurtre de sa fille
Une mère a saisi la Cour de justice de la République contre le ministre français de la Justice Gérald Darmanin. Elle l'accuse de mise en danger délibérée de la vie d'autrui et de non-assistance à personne en danger. Cette démarche fait suite au décès de sa fille de onze ans, violée et tuée en juin 2026.
Dès août 2025, la femme avait porté plainte contre un homme pour le viol présumé de sa fille alors âgée de dix ans. Les enquêteurs n'ont toutefois ni arrêté ni entendu le suspect, rapporte le Kurier. Des mois plus tard, ce même homme est désormais soupçonné d'avoir violé et assassiné la petite Lyhanna, onze ans. Son corps a été découvert début juin.
La plainte a été déposée lundi devant la Cour de justice de la République. Cette juridiction spéciale est habilitée à poursuivre et à condamner pénalement des membres du gouvernement. L'avocat de la mère, Pierre Debuisson, a déclaré à la dpa que le ministre était accusé de n'avoir rien fait pendant ses années de mandat pour remédier aux dysfonctionnements structurels dans la lutte contre les abus sur mineurs.
Un groupe de travail mandaté par plusieurs ministères a révélé lors de son enquête des erreurs graves de la part du parquet et de la gendarmerie compétents : des délais de traitement extrêmement longs, un manque de priorisation de l'affaire ainsi qu'un contrôle insuffisant de la procédure. Cela a entraîné une procédure disciplinaire à l'encontre d'une vice-procureure.
Darmanin refuse de démissionner et conteste avoir commis des fautes graves. Pourtant, les autorités chargées des poursuites et les associations alertent depuis des années sur le manque de moyens et les dysfonctionnements structurels. « Il y avait des avertissements », a déclaré l'avocat aux médias français.
Source: Google News AT — Crime (de)