Quatre morts en un mois à Nantes : le nord-est de la ville sous l'emprise du narcotrafic

Une série de règlements de compte liés au trafic de drogue a fait quatre morts en un peu plus d'un mois dans le nord-est de Nantes, plongeant les habitants dans la peur.

Quatre morts en un mois à Nantes : le nord-est de la ville sous l'emprise du narcotrafic

Quatre morts en un mois à Nantes : le nord-est de la ville sous l'emprise du narcotrafic

Une zone entière de Nantes est tenaillée par une spirale de violences meurtrières. En l'espace de quelques semaines, quatre décès ont endeuillé le nord-est de l'agglomération, tous en lien avec les activités des réseaux de stupéfiants.

Le 4 juin, un jeune de 18 ans a été abattu par deux motards. Les assaillants l'ont d'abord visé puis achevé avec une arme lourde. Un riverain présent sur les lieux témoigne de l'arrivée des tueurs cagoulés, armés jusqu'aux dents : "Ça m'a vraiment impressionné".

Ce drame n'est que le dernier épisode d'une séquence sanglante. Le 28 avril, une première personne avait déjà perdu la vie. Le 14 mai, un nouveau décès s'ajoutait au bilan. Le 26 mai, une salve de tirs a tué un adolescent de 15 ans et un homme de 20 ans, dans un secteur situé à trois kilomètres du crime du 4 juin.

La population locale vit dans l'angoisse. Un résident installé depuis cinquante ans en France envisage de rentrer dans son pays natal, terrifié à l'idée de recevoir une balle perdue. Il évite désormais les ouvertures de son appartement en rez-de-chaussée. Un autre habitant craint d'être contraint de déménager, tout en refusant d'abandonner le terrain aux trafiquants.

Cette semaine, les enquêteurs ont réalisé une saisie importante : un pistolet mitrailleur de 9 mm, correspondant aux projectiles retrouvés lors des différents crimes. Une interpellation a également eu lieu. Ces succès ne masquent pourtant pas les difficultés structurelles. Thierry Audouin, porte-parole du syndicat Alternative police CFDT dans le département, dénonce une hémorragie d'environ 110 fonctionnaires en moins de vingt-quatre mois. "On ne va pas pouvoir continuer comme ça", alerte-t-il.

Le procureur de la République a précisé que la victime du 4 juin figurait dans les fichiers de la police et de la justice pour des antécédents délictueux.

Source : franceinfo

Source: France Info