Nantes : onze membres d'un réseau de grossistes en drogue arrêtés, plus de 300 kg saisis
Une opération policière d'envergure a permis de démanteler une organisation criminelle approvisionnant plusieurs départements de l'Ouest en stupéfiants.

Nantes : onze membres d'un réseau de grossistes en drogue arrêtés, plus de 300 kg saisis
Le 15 juin dernier, des fonctionnaires ont procédé à des interpellations coordonnées à Nantes et dans les régions voisines. Au total, onze personnes ont été arrêtées, suspectées d'appartenir à une organisation de narcotrafiquants en gros. Huit ont été placées derrière les barreaux en attendant leur procès.
Les accusations portées contre eux incluent le commerce de substances illicites au sein d'un groupe structuré, la constitution d'une association de malfaiteurs et le blanchiment de capitaux. Ces éléments ont été confirmés au Figaro par le magistrat du parquet nantais, Antoine Leroy.
Pour mener à bien cette action, les services ont déployé plus de 150 agents, appuyés par une unité de CRS et par des hommes du Raid. Les perquisitions ont permis de mettre la main sur 315 kg de marchandises prohibées, dont 5,5 kg de poudre blanche. Les forces de l'ordre ont aussi découvert dix armes de poing avec leurs chargeurs insérés, ainsi qu'une réserve de près de 800 projectiles. Les spécialistes de la police technique vont examiner cet équipement pour établir s'il a servi dans les fusillades récentes qui ont ensanglanté la métropole nantaise. Des moyens de transport ont également été saisis, comprenant une voiture de sport allemande et un engin nautique.
L'information judiciaire a nécessité huit mois de travail pour identifier les responsables de cette filière, pilotée depuis le secteur de Bellevue. D'après les informations rapportées par Ouest-France et reprises par notre confrère, les membres de ce groupe alimentaient de multiples points de deal. Les réapprovisionnements se faisaient de manière furtive, à l'aide de deux-roues motorisés et de plateformes de communication sécurisées, dans un système surnommé « Ubershit ». L'aire d'action de cette structure s'étirait de la côte vendéenne jusqu'au Finistère, en passant par la Sarthe.
Une des personnes arrêtées, une femme jeune, a attiré l'attention des enquêteurs par son profil inhabituel dans ce milieu. Victime de difficultés financières, elle s'était fait embaucher sur internet pour transformer son domicile en entrepôt pour le compte des trafiquants.
Source : Le Figaro
Source: Google News FR — Crime (fr)