Harcèlement de rue : les agressions en hausse avec les fortes chaleurs

Avec la canicule, de nombreuses femmes subissent des propos et des gestes déplacés dans l'espace public. Le phénomène connaît une augmentation de 30% sur les plateformes de signalement.

Harcèlement de rue : les agressions en hausse avec les fortes chaleurs

Harcèlement de rue : les agressions en hausse avec les fortes chaleurs

La vague de chaleur qui s'abat sur la France entraîne une recrudescence des comportements déplacés à l'encontre des femmes dans les lieux publics. De nombreuses victimes dénoncent des remarques et des gestes inappropriés liés au port de vêtements plus légers.

Des témoignages recueillis sur le terrain illustrent ce phénomène. Une jeune femme raconte s'être fait traiter de "pétasse" pour avoir ignoré un passant. Une autre décrit les commentaires répétés qu'elle subit simplement parce qu'elle porte un short : "Depuis hier, il y a plein d'hommes qui nous arrêtent, juste parce que je suis en short." Son amie confie également recevoir des insultes du type "putes" dans la rue.

Sur les réseaux sociaux, des créatrices de contenu rappellent un message simple : "Oui, Messieurs, le soleil tape fort, mais nos tenues ne sont toujours pas une invitation."

Certaines femmes modifient désormais leur comportement pour éviter ces désagréments. "Je me dis, je ne vais peut-être pas me mettre aussi court, parce que je vais me prendre une remarque ou un regard", témoigne une habitante de Lyon. Une autre explique adapter son itinéraire en fonction des endroits où elle a déjà eu de mauvaises expériences.

Les chiffres confirment cette tendance. Sur une application spécialisée dans le recensement des signalements, le harcèlement de rue a augmenté de 30% depuis le début de l'épisode caniculaire. Les faits rapportés vont de la main posée sur la cuisse à la fessée infligée dans les transports en commun.

Dans l'espace public, le harcèlement recouvre un large spectre : regards insistants, sifflements, compliments déplacés, fait de suivre une personne, menaces, intimidation, exhibitionnisme, contacts physiques ou frottements. Ynaée Benaben, cofondatrice de l'association "En avant Toutes", rappelle que ces comportements constituent des infractions même en l'absence de propos.

Les associations féministes conseillent de filmer les agresseurs et de déposer plainte. Le harcèlement de rue est réprimé par une amende pouvant atteindre 1 500 euros.

Source : franceinfo

Source: franceinfo - Justice