Toulouse : un point de deal de gaz hilarant provoque un bras de fer dans le quartier Bagatelle

Dans le quartier toulousain de Bagatelle, des trafiquants écoulent du protoxyde d'azote en libre-service. Les prix et références sont tagués sur les murs d'immeubles, en pleine vue d'une école maternelle et primaire.

Toulouse : un point de deal de gaz hilarant provoque un bras de fer dans le quartier Bagatelle

Toulouse : un point de deal de gaz hilarant provoque un bras de fer dans le quartier Bagatelle

Dans le quartier de Bagatelle, une rue du sud-ouest de Toulouse est le théâtre d'un conflit incessant. Des trafiquants y exploitent un commerce de protoxyde d'azote, communément appelé gaz hilarant. Depuis plus de trente jours, ils balisent leur emplacement en peignant sur les façades les tarifs et les références des produits proposés. Ces inscriptions se trouvent à quelques mètres d'un établissement scolaire accueillant des enfants en bas âge.

Les équipes de la mairie tentent de réagir en repeignant les surfaces souillées. Une opération de nettoyage a été menée avec le concours des agents de police municipale, aboutissant à l'effacement de 450 m² de graffitis dans les rues avoisinantes. Quelques jours plus tard, les tags étaient de retour.

Cette situation met en lumière les difficultés liées au cadre légal de cette substance. Les recharges de protoxyde d'azote sont commercialisées légalement dans le commerce ; l'interdiction ne vise que la cession aux personnes de moins de dix-huit ans. La revente sur la voie publique peut être sanctionnée, mais la marchandise n'entre pas dans la catégorie des stupéfiants, ce qui limite considérablement les possibilités de répression.

Le responsable toulousain des questions de sécurité, Emilion Esnault, assure que la municipalité maintient sa mobilisation. Il précise néanmoins que la lutte contre les organisations criminelles relève de la police nationale et du parquet, seuls détenteurs des prérogatives d'enquête. Il regrette par ailleurs que les pouvoirs publics n'aient pas encore inscrit cette substance sur la liste des produits illicites, ce qui handicaperait encore davantage les agents de la police municipale.

Du côté de la préfecture, on indique que ce lieu de deal se reconstitue par intermittence et que des effectifs de la police nationale assurent une surveillance soutenue, tant au niveau de la présence sur le terrain que sur le volet judiciaire.

Source : La Dépêche du Midi

Source: Google News FR — Crime (fr)