Jubillar avoue le meurtre de Delphine Aussaguel, la défense invoque un crime passionnel
Après cinq ans de dénégations, Cédric Jubillar a reconnu être responsable de la mort de son épouse. Son avocat plaide désormais le crime passionnel.

Revirement au procès Jubillar : aveux et plaidoirie pour un « crime passionnel »
Le 6 juillet 2026, Cédric Jubillar a reconnu pour la première fois sa responsabilité dans la mort de Delphine Aussaguel, l'infirmière de 33 ans disparue lors d'une nuit d'hiver 2020 et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Selon Le Figaro, ce revirement survient après cinq années de dénégations et quatre semaines d'un procès marqué par la contestation des accusations.
C'est dans un courrier manuscrit adressé à son avocat Pierre Debuisson, révélé par La Dépêche du Midi, que l'ancien peintre plaquiste a admis avoir « donné la mort » à son épouse. Il se dit prêt à indiquer aux juges l'endroit où il a dissimulé le corps.
De conférences de presse en interviews, Me Debuisson laisse entrevoir la nouvelle ligne de défense : son client n'aurait jamais eu l'intention de tuer. C'est lors d'une « énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné », formulation qui, selon l'avocat, renvoie à ce qui « s'apparente plus ou moins à un crime passionnel ».
Le Figaro souligne que cette stratégie réactive une notion juridique et culturelle largement considérée comme anachronique, qui tend à romantiser le meurtre conjugal et à légitimer la violence au nom d'une prétendue passion amoureuse. Des spécialistes critiquent ce recours à un cadre d'un autre temps : « On explique que quand on aime trop, on peut tuer », résume l'argumentaire dénoncé par plusieurs observateurs.
L'affaire Jubillar avait suscité une attention nationale depuis la disparition de Delphine Aussaguel en décembre 2020. Son mari, rapidement placé en garde à vue puis mis en examen, avait jusqu'alors nié toute implication dans sa mort.
Source: Le Figaro