Violences sur sa cousine à Pamiers : 12 mois de prison pour un toxicomane de 25 ans
Un jeune homme de 25 ans, sans domicile fixe, a été condamné par le tribunal de Foix pour vol et violences sur sa cousine. L'affaire révèle une vie marquée par la drogue et dix condamnations.

Trafic de drogue, menaces et violences : le tribunal de Foix condamne un jeune homme de 25 ans
Selon ladepeche.fr, Thomas*, 25 ans, a comparu fin mai 2026 devant le tribunal judiciaire de Foix pour un vol et des menaces de mort visant sa cousine. À l'issue des débats, il a été condamné à douze mois d'emprisonnement, dont quatre avec sursis probatoire. Son maintien en détention a été ordonné.
Une cohabitation qui tourne mal à Pamiers
Sans domicile fixe, Thomas est hébergé chez sa cousine depuis environ un mois lorsque les faits surviennent, le 19 mai 2026, rue du Clocher, à Pamiers. La plaignante a déclaré aux gendarmes l'avoir accueilli « par pitié ». La cohabitation se détériore rapidement en raison des fréquentations du jeune homme et d'un trafic de stupéfiants qui se déroule sous son toit.
Ce soir-là, vers 20 heures, une dispute éclate. Installé sur le canapé avec un ami, Thomas s'emporte après une remarque de sa cousine. Il l'accuse d'avoir prélevé de l'argent issu du trafic de drogue et exige un remboursement, affirmant craindre de graves représailles. La dispute dégénère : d'après la plaignante, il la pousse jusqu'à la faire chuter, lui porte plusieurs coups de pied, puis quitte l'appartement avec la console de jeux, non sans avoir proféré des menaces de mort.
Des menaces à l'arme et une version contestée
Dans le box vitré, bras croisés, Thomas conteste une partie des accusations. Concernant l'argent manquant, il décrit lui-même avoir subi des pressions extérieures : « On m'a menacé de me mettre dans un coffre et de me mettre un magnum dans la bouche jusqu'à ce que je vomisse. » Sur la consommation de stupéfiants, il nuance la présentation de sa cousine : « Elle consomme aussi, c'est pas vrai que ça l'arrange pas. »
S'il reconnaît avoir poussé la victime, il nie les autres violences, en dépit des hématomes constatés sur ses jambes par un médecin. Il conteste également le récit d'un hébergement accordé par compassion : « Elle m'a pris pour payer les factures, pas par pitié. Je lui remplissais son frigo, j'achetais les croquettes pour son chien. »
Dix condamnations depuis 2019
Le casier judiciaire de Thomas fait apparaître dix mentions depuis 2019 : infractions à la législation sur les stupéfiants, violences, menaces de mort, délits routiers. Dépendant à la cocaïne depuis l'âge de 14 ans, il a tenté de préparer un CAP de cuisine sans mener la formation à son terme. Trop jeune pour percevoir le RSA, il survit grâce à de petits travaux chez des particuliers, entre deux périodes d'incarcération.
Lors de l'audience, il a appris une nouvelle inattendue : il serait le père d'un garçon d'un an. « Apparemment », a-t-il lâché dans un demi-sourire, en se tournant brièvement vers sa mère et deux proches présents dans la salle. Il a également évoqué son placement en famille d'accueil durant l'enfance : « Ça m'a fait beaucoup de mal. » Il dit souhaiter aujourd'hui être interné dans un hôpital pour rompre avec la dépendance.
« Échec », selon la défense
Le procureur de la République de Foix, Olivier Mouysset, a exprimé le souhait que le prévenu parvienne à se libérer de « ses démons de la drogue ». « Nous vivons dans deux mondes parallèles. Lui, sa journée est organisée autour de la recherche d'une dose de stupéfiants. Nous, nous avons besoin de manger, de nous reposer, de dormir », a-t-il déclaré à la barre. Son avocate, Me Parant, a résumé le dossier en un mot : « échec » — « échec de la justice », dans ce parcours d'errance.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. En plus de la peine d'emprisonnement, plusieurs peines complémentaires ont été prononcées. Avant de quitter la salle d'audience, Thomas a adressé un sourire à l'un de ses proches : « Je sortirai aussi musclé que toi ! »
Le prénom a été modifié.
Source: Google News FR — Crime (fr)