La France convoque l'ambassadeur de Russie après des cyberattaques. La Pologne aussi visée

Paris a convoqué l'ambassadeur russe suite à une vaste campagne cybernétique menée par le FSB. Les attaques ont touché au moins dix pays européens, dont la Pologne. La France a imposé des sanctions à neuf personnes et quatre entités.

La France convoque l'ambassadeur de Russie après des cyberattaques. La Pologne aussi visée

La France convoque l'ambassadeur de Russie après des cyberattaques. La Pologne aussi visée

Le gouvernement français a décidé de convoquer l'ambassadeur de Russie à Paris. Cette mesure fait suite à la révélation d'opérations menées par les services russes dans le cyberespace. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé cette décision lors d'une interview. Selon ses déclarations, l'opération du FSB avait un caractère d'espionnage et de sabotage, et elle s'étendait sur au moins dix pays de l'Union européenne.

Parmi les États visés par l'activité des services russes figuraient notamment la Pologne, l'Allemagne, la France, Chypre, les Pays-Bas, l'Autriche, la Slovaquie, la Roumanie et la Finlande. Les pirates informatiques auraient ciblé des entreprises, des ministères ainsi que des opérateurs d'infrastructures ferroviaires. Leur objectif consistait à voler des informations et à perturber le fonctionnement des systèmes de transport. Barrot a cité explicitement des incidents de diversion sur les voies polonaises comme exemple des actions de ce groupe.

En réponse, les autorités françaises ont imposé des sanctions à neuf individus et quatre entités liées à l'opération cybernétique. L'Allemagne a entrepris des mesures similaires et a annoncé des restrictions supplémentaires contre les responsables. Le Conseil de l'Union européenne a publié une déclaration précisant que les cibles incluaient des unités du renseignement militaire GRU, des hackers autoproclamés et des entreprises privées soutenant les activités du Kremlin.

Le président roumain Nicușor Dan a émis un communiqué condamnant les actions hostiles sur internet. De son côté, la chef de la diplomatie finlandaise Elina Valtonen a également convoqué l'ambassadeur de Russie pour une entrevue. Elle a souligné que la Finlande rejetait l'activité nuisible de Moscou dans le cyberespace et son utilisation à des fins de déstabilisation.

Barrot a assuré que la France disposait d'outils permettant de détecter et de neutraliser ce type de menaces. Il a ajouté que l'ensemble de l'Europe avait renforcé ses capacités défensives ces derniers temps, en se concentrant particulièrement sur la lutte contre les campagnes de désinformation susceptibles de perturber les processus électoraux.

source : Interia

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