Cinq hommes jugés pour le cyberharcèlement de la DJ Barbara Butch

La justice parisienne a requis des peines de prison, assorties ou non de sursis, contre cinq individus accusés d'avoir harcelé en ligne la DJ Barbara Butch après les Jeux Olympiques.

Cinq hommes jugés pour le cyberharcèlement de la DJ Barbara Butch

Cinq hommes jugés pour le cyberharcèlement de la DJ Barbara Butch

La justice française a requis des sanctions pénales, incluant éventuellement des peines privatives de liberté avec ou sans suspension, à l'encontre de cinq prévenus poursuivis pour avoir harcelé massivement sur internet la musicienne Barbara Butch. Ces faits remontent à la période suivant son intervention lors de la cérémonie inaugurale des Jeux Olympiques d'été de 2024.

Les magistrats du parquet de Paris reprochent aux accusés d'avoir exercé des "violences numériques massives" qui ont entraîné une dégradation de l'état de santé de la plaignante, constituant ainsi un "cyberharcèlement parfaitement caractérisé". La mairie de Paris avait préalablement dénoncé ces agissements auprès du parquet.

La directrice artistique de l'édition 2026 de la Nuit Blanche a souffert de conséquences physiques et psychologiques importantes : développement d'une agoraphobie, apparition de psoriasis et nécessité d'un traitement médicamenteux contre la dépression. Pour se protéger, elle a drastiquement réduit son exposition aux plateformes numériques.

Dans des témoignages médiatiques, la DJ a fait état du soutien de son entourage familial et amical, ainsi que de l'accompagnement de professionnels de santé mentale. Elle a expliqué qu'il lui était humainement impossible de faire face directement à un tel déferlement de haine.

L'ancienne édile de la capitale, Anne Hidalgo, avait publiquement pris position pour défendre la musicienne contre les attaques homophobes et grossophobes, affirmant qu'elle incarnait les valeurs parisiennes d'égalité et de tolérance.

En parallèle de cette procédure judiciaire, Barbara Butch fait l'objet de critiques récurrentes dans des médias conservateurs concernant sa rémunération de 42 000 euros pour l'organisation de la Nuit Blanche et l'utilisation de lieux de culte dans le cadre artistique.

Source : Le HuffPost

Source: Google News LU FR